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28/11/2007 - 17:30

Liban: le Chef des armées candidat à la présidence de la république

la majorité parlementaire accepte la candidature du chef des armées à la présidence


BEYROUTH - La majorité parlementaire au Liban a retiré son veto à la candidature du commandant en chef des armées à la présidence, rendant plus proche la probabilité de voir le général Michel Suleiman prendre la tête de l'Etat et mettre ainsi fin à une crise politique d'un an, a affirmé mercredi un député libanais, Ammar Houry.



Cette avancée, annoncée après des semaines d'impasse politique, survient au lendemain de la conférence d'Annapolis (Maryland) sur la paix au Proche-Orient, à laquelle l'influent voisin du Liban, la Syrie, avait choisi de participer.

Il était attendu que les relations entre la Syrie et les Etats-Unis s'améliorent avec la participation de Damas à la conférence d'Annapolis, pesant par ricochet sur la crise politique libanaise puisque les différends entre Syriens et Américains s'étaient en partie exprimés via la scène politique libanaise.

Michel Suleiman apparaît comme une personnalité consensuelle, pouvant être soutenue à la fois par la majorité gouvernementale, qui a l'appui de Washington, et par l'opposition pro-syrienne. Toutes les parties semblent le considérer, du moins pour le moment, comme un acteur relativement neutre, susceptible de garantir qu'aucun camp ne dominera la scène politique.

Ammar Houry, député membre du Mouvement du futur de Saad Hariri, a expliqué que le principal groupe au parlement avait levé son opposition à une modification de la constitution pour autoriser l'élection d'un chef des armées en poste à la tête de l'Etat.

"Nous déclarons que nous acceptons l'amendement de la constitution pour parvenir à un consensus sur le nom du chef des armées, le général Michel Suleiman", a-t-il affirmé.

Saad Hariri est en effet à la tête de la majorité parlementaire et son soutien est capital.

Le communiqué d'Ammar Houry décrit Michel Suleiman comme "un symbole de l'unité de l'élite militaire qui a donné des martyrs et son sang pour défendre la nation contre l'ennemi et contre ceux qui ont menacé la paix civile".

Michel Suleiman jouit également du respect du Hezbollah, qui dirige l'opposition, signe qu'après avoir été incapables pendant des mois de s'entendre sur le nom d'un nouveau président, les dirigeants libanais vont peut-être enfin y parvenir.

L'incertitude repose sur le soutien du chrétien Michel Aoun -qui est dans l'opposition-, ancien chef des armées et candidat à la présidence lui-même.

Le parlement ne parvient pas depuis septembre à élire un président, même depuis le départ de la présidence d'Emile Lahoud vendredi, ce qui a laissé un vide dangereux à la tête de l'Etat.

Le nom de Michel Suleiman avait déjà été évoqué, mais nécessitait de modifier la constitution pour permettre aux hauts fonctionnaires de se présenter alors qu'ils sont encore en poste.

Agé de 59 ans, le général, nommé commandant en chef des armées il y a neuf ans avec l'accord de la Syrie, à l'époque où Damas avait ouvertement son mot à dire sur la politique libanaise, a rencontré les représentants des différentes communautés pendant la semaine.

Le parlement devait se réunir vendredi pour tenter de nouveau d'élire un président, mais selon Ammar Houry, il est peu probable qu'un arrangement soit définitivement trouvé à cette date, reportant d'autant le dénouement de la crise.


H.V./Source Yahoo News







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