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Régions
18/12/2007 - 15:03

MPM, COMME UNE COQUILLE VIDE

La Marseillaise

Communauté urbaine. Les caisses de la communauté urbaine sont à sec. Tandis que l’opposition dénonce une gestion en dépit du bon sens, la majorité parle d'investissements.



Une « politique de guichet » pour une communauté urbaine largement endettée… L’heure était au bilan, hier matin, lors de la séance de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole. Un bilan largement décevant pour les élus de gauche face à une majorité qui bétonne, à quelques mois des élections municipales. Au menu, entre autres, les orientations budgétaires pour 2008 qui devraient être votées en février et le document phare de la majorité : « Marseille Provence, Métropole euroméditerranéenne des échanges et de la connaissance : une stratégie de développement économique pour 2008-2014. » Un gros pavé de 179 pages, qui fixe quelque 190 actions. Le tout selon cinq axes : investir dans l’économie « de la connaissance », l’économie portuaire et logistique, l’économie industrielle, le tourisme et l’économie « résidentielle » (en clair celle qu’entretiennent les Marseillais). Un investissement de 300 millions d’euros pas moins, sur 6 ans. Un joli programme qui n’abuse pas les élus de gauche, encore sous le coup de la présentation d’un budget sous le signe de l’austérité. Pour 2008, les investissements seront limités à 150 millions d’euros, hors métro tramway, a annoncé le président de la commission finance, Pierre Pene. De quoi justifier pour Robert Bret, président du groupe communiste et partenaires, une certaine défiance. « Votre démarche se heurte à un problème évident de crédibilité », lance l’élu. Fort de « la faible part consacrée à la question du développement économique dans les débats », ce dernier estime qu’« on ne peut accorder (…) aucun crédit » au président de la communauté urbaine Jean-Claude Gaudin, ni dans sa volonté ni dans sa capacité à « réaliser dans les six prochaines années ce que vous n’avez pas voulu ou su faire depuis 2001 ». Si l’opposition ne remet pas en cause la nécessité de développement, elle dénonce la méthode et le manque de moyens. « L’Europe et ses régions, l’État, la Région, le Département sont les grands absents de votre raisonnement », s’indigne le socialiste Patrick Mennucci. Et selon le PS et le PCF, le manque de concertation touche également les 17 autres communes de MPM dans un programme largement centré sur Marseille. Ils n’auront qu’une réponse de gestionnaire. « On fait ce qu’on peut avec ce qu’on a », rétorque Francis Giraud, conseiller communautaire membre de la commission voirie. « Nous avons payé et investi 1,5 milliard d’euros et nous l’avons fait seuls », s’énerve Robert Assante, président de la commission déchets, tapant une fois de plus sur les autres collectivités locales. Le président d’Euroméditerranée et monsieur tramway, Renaud Muselier, s’appuie lui sur la fin des grands chantiers comme celui du pôle Saint-Charles (à noter que 7 autres partenaires ont été mobilisés…) ou l’arrivée de la tour CMA-CGM comme symbole d’un développement réussi. « Nous sommes bien placés pour imposer Marseille au cœur du système », affirme-t-il. Un système dont les bases pourraient bien vaciller faute d’une vision collective et à long terme…

Nicolas Maury publireportage



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