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14/03/2008 - 12:41

Marseille: la bataille entre Gaudin et Guérini est devenue un enjeu national


La bataille de Marseille entre l'UMP Jean-Claude Gaudin et le socialiste Jean-Noël Guérini reste indécise et concentre tous les regards à deux jours du second tour du scrutin. Cette bataille devient un enjeu national.



Le maire sortant a viré en tête à l'issue du premier tour (41,03%) mais reste sous la menace de son challenger Jean-Noël Guérini, qui ne pointe qu'à deux longueurs de lui (39,14%).

En privé, les ténors de l'UMP ne cachent pas qu'une victoire à Marseille leur permettrait d'affirmer que la droite a bien résisté, quels que soient les reculs ailleurs dans le pays, par exemple à Toulouse ou Strasbourg.

Toute la semaine, les deux poids lourds de la politique marseillaise ont multiplié appels à la mobilisation et visites dans les quartiers de la deuxième ville de France.

Avec sa légendaire faconde, Jean-Claude Gaudin, 68 ans, s'appuie sur son bilan et sa passion pour Marseille, qu'il avait conquise en 1995 après 42 ans de règne de la gauche.

"Il faut être de mauvaise foi pour ne pas voir que cette ville a changé, qu'elle s'est modernisée", a martelé Jean-Claude Gaudin, qui brigue un troisième mandat consécutif.

"Nous sommes les mieux placés pour poursuivre et accentuer ce changement. Mon concurrent est prisonnier de systèmes archaïques et des forces politiques", a-t-il ajouté.

Parti très tôt en campagne, Jean-Noël Guérini, 57 ans, homme fort du département, a affirmé la crédibilité de sa candidature en rassemblant la gauche marseillaise. Jusque-là effacé, il a également brisé l'armure pour aller au contact des Marseillais.

SARKOZY S'INVITE DANS LA CAMPAGNE

Le candidat socialiste conteste le bilan du maire sortant, qu'il juge "catastrophique" en raison notamment de la proportion élevée de la population au chômage ou vivant au-dessous du seuil de pauvreté. La ville, dit-il, est l'une "des plus sales d'Europe", un thème qui a fait florès dans la campagne.

"Aujourd'hui, le maire sortant et son équipe sont inquiets, voire fébriles", estime le président socialiste du Conseil général, que l'on présente comme un homme de réseaux, de dossiers et un travailleur acharné.

Au coude-à-coude, chacun des deux candidats en appelle aux 42,26% abstentionnistes du premier tour, et compte ses amis.

Jean-Claude Gaudin a reçu le soutien de Nicolas Sarkozy, qui est entré dans la campagne phocéenne en annonçant dans une lettre au numéro deux de l'UMP plusieurs mesures pour aider le développement économique et culturel de Marseille.

Le chef de l'Etat a promis à Jean-Claude Gaudin plus de policiers, le passage par Marseille d'un TGV Madrid-Rome et des fonds pour le développement du port.

L'opiniâtre Jean-Noël Guérini a pour sa part fusionné ses listes avec celles du MoDem dans un accord d'entre-deux-tours susceptible de créer une vraie dynamique mais qui provoque des remous au sein du parti centriste. La formation de François Bayrou a obtenu 5,54% des voix au premier tour.

"Je souhaite que dans l'avenir (...), le Parti socialiste engage un véritable partenariat au niveau national avec le MoDem tout en préservant ses alliances traditionnelles", a lancé le candidat PS, au risque de froisser une extrême gauche marseillaise créditée de 5% des suffrages dimanche dernier.

"La tunique d'Arlequin, c'est bon pour la Comedia dell'arte. Pour gérer une ville, c'est autre chose", a raillé Jean-Claude Gaudin en dénonçant une "alliance contre nature."

L'une des inconnues du scrutin de dimanche sera l'attitude des électeurs du Front national.

Autrefois terre d'élection de la formation de Jean-Marie Le Pen, Marseille a boudé le parti d'extrême droite au premier tour en ne lui accordant que 8,76% de ses voix.

En augmentation d'un point par rapport aux dernières élections législatives, ce score ne permet pas au FN de peser directement sur le second tour puisqu'il n'est en mesure de se maintenir que dans un secteur de la ville où la gauche a manqué de peu l'élection au premier tour.

Le chef de file du FN sur Marseille, Stéphane Ravier, a toutefois clairement indiqué qu'il souhaitait faire perdre le maire sortant dont il dénonce "l'attitude méprisable" envers les électeurs frontistes.

"Personne n'est propriétaire de ses voix", ont conclu Gaudin et Guérini dans une rare communion d'esprit qui englobe aussi un même "amour pour Marseille" et le "soutien sans faille" à l'OM, le club de football de la ville.

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Y.K/sourcesWeb






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