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20/12/2007 - 20:45

Mon Saigneur Sarkozy positive la laïcité et se veut sacerdotal


Oublieux de ses devoirs envers Carla Bruni, notre président s'en est allé au Vatican confesser un Saint-père qui, jusque-là, avait une vision négative de la laïcité. C'est donc en bon Saigneur populiste que le beau et grand Nicolas, président d'une France dont il fait couler - pas encore le sang - mais déjà les larmes, prétend revêtir l'habit de pourpre sacerdotal pour cette fois remplacer non pas Chirac mais ce bon Benoit dans le but sans doute, de revendiquer l'organisation de notre vie dans l'au-delà aussi. Ci-dessous, une vision moins partisane de ce voyage.



Mon Saigneur Sarkozy positive la laïcité et se veut sacerdotal
CITE DU VATICAN (Reuters) - Nicolas Sarkozy a fait jeudi au Vatican l'éloge d'une laïcité positive mais aussi de la foi, gage d'espérance à ses yeux, tout en comparant son parcours politique à un sacerdoce.

"On n'est pas prêtre à moitié, on l'est dans toutes les dimensions de la vie. Croyez bien qu'on n'est pas non plus président à moitié", a-t-il déclaré devant des dizaines de prêtres et de cardinaux réunis au palais de Latran, au terme d'une visite officielle d'une demi-journée au Vatican.

"Je comprends que vous vous soyez sentis appelés par une force irrépressible qui venait de l'intérieur, parce que moi-même je ne me suis jamais assis pour me demander si j'allais faire ce que j'ai fait. Je l'ai fait", a poursuivi le président, qui avait reçu quelques minutes auparavant le titre de "chanoine d'honneur", privilège des plus hauts dirigeants français depuis Henri IV.

Deux ans après l'adoption de la loi sur la laïcité, qui interdit notamment à l'école le port de signes ostensibles d'appartenance à une religion, le chef de l'État a fait l'éloge d'une "laïcité positive", "parvenue à sa maturité".

Mais il a aussi vanté les avantages que revêt à ses yeux, y compris pour la République, la vie spirituelle.

"Un homme qui croit, c'est un homme qui espère et l'intérêt de la République, c'est qu'il y ait beaucoup d'hommes et de femmes qui espèrent", a-t-il estimé.

Pour le président français, "la désaffection progressive des paroisses rurales, le désert spirituel des banlieues, la disparition des patronages, la pénurie des prêtres n'ont pas rendu les Français plus heureux".

LA RELIGION "POUR ÉCLAIRER NOS CHOIX"

"Face à l'effacement des repères, aux bouleversements de nos sociétés, je veux vous dire par ma présence que nous avons besoin de la contribution de l'Église comme de celle des autres courants religieux et spirituels pour éclairer nos choix et construire notre avenir", avait-il déclaré un peu plus tôt au cours d'une "célébration pour la France" dans l'archibasilique Saint-Jean de Latran, siège de l'évêché de Rome.

A son arrivée en fin de matinée, Nicolas Sarkozy a eu une audience de 25 minutes avec le pape Benoît XVI, qu'il rencontrait pour la première fois.

L'entretien a essentiellement porté sur les questions internationales. Selon l'Élysée, les deux hommes ont notamment parlé du Liban et des otages en Colombie

Nicolas Sarkozy a rendu compte au souverain pontife de ses entretiens avec le président syrien Bachar el Assad.

Toujours selon la présidence française, Nicolas Sarkozy a également remercié Benoît XVI pour ses prières à l'intention de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, otage en Colombie depuis près de six ans.

Rien n'a filtré quant à l'évocation de sujets plus polémiques comme le travail le dimanche, la simplification de la procédure de divorce ou la politique d'immigration de la France.

Le pape a offert une médaille pontificale à Nicolas Sarkozy, qui lui a donné en retour trois livres : "La Joie" et "L'Imposture", de Georges Bernanos, et son propre ouvrage "La République, les Religions, l'Espérance" paru en 2004.

Benoît XVI doit venir en France au deuxième semestre 2008. Il devrait se rendre à Lourdes, mais Nicolas Sarkozy a émis le souhait qu'il fasse étape ailleurs, notamment à Paris.

Nicolas Sarkozy a eu en fin de journée un entretien avec son homologue italien Gorgio Napolitano, avec qui il a essentiellement parlé, selon l'Élysée, de sujets européens : la Turquie, l'élargissement, les Balkans, le traité simplifié et la présidence française de l'Union, au deuxième semestre 2008.

Il devait dîner avec le président du gouvernement espagnol Jose Luis Rodriguez Zapatero et le président du conseil italien Romano Prodi, pour parler du projet d'Union méditerranéenne.

La presse italienne s'est fait largement écho ces derniers jours de la relation intime prêtée à Nicolas Sarkozy, président deux fois divorcé, et à la chanteuse d'origine italienne Carla Bruni.

La mère de cette dernière, Marisa Bruni-Tedeshi, était présente à Rome, notamment lors du discours que le président français a prononcé au palais de Latran.

Elizabeth Pineau



Sylvie Delhaye







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