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26/11/2008 - 15:56

PS: la bataille laissera des traces

Paris- Le combat acharné pour la succession d'Hollande à la tête du PS conclu hier soir par la victoire d'un cheveu d' Aubry sur Royal, laissera des traces profondes dans un parti désormais coupé en deux entre la nouvelle Première secrétaire et son adversaire, qui a les yeux rivés sur 2012.



Martine Aubry est désormais installée dans le vaste bureau du premier étage du siège du PS, rue de Solférino dans le VIIe arrondissement de Paris. La passation de pouvoirs entre François Hollande et sa successeure a eu lieu mercredi en fin de matinée. La nouvelle Première secrétaire s'est ensuite rendue au salon des maires porte de Versailles pour le traditionnel déjeuner des élus socialistes.

Le défi de la maire de Lille est immense: recoller les morceaux d'un PS en lambeaux après quatre jours de crise ouverte et plusieurs mois d'affrontements pour la direction du parti. Dès son premier discours, elle a tendu la main à sa rivale, qu'elle souhaite rencontrer dans les prochains jours, et exprimé sa volonté de rassemblement.

Sa première tâche est de constituer une équipe qu'elle souhaite "profondément renouvelée" et respectant totalement la parité hommes-femmes. Pour se donner du temps, elle a repoussé au 6 décembre la réunion du conseil national qui doit entériner la nouvelle direction. Mme Aubry souhaite réunir dans cette nouvelle direction "collective" toutes les sensibilités du PS, y compris les amis de Ségolène Royal.

Mais cette dernière semble avoir déjà fait le choix de s'inscrire dans l'opposition interne pour préparer l'étape suivante, la désignation en 2011 du candidat socialiste à la prochaine élection présidentielle. Dans une vidéo diffusée dès mercredi matin sur son site "Désirs d'avenir", la présidente de Poitou-Charentes appelle ses sympathisants à "continuer". "J'ai besoin de vous. J'ai besoin de vos idées parce que nous continuons: 2012 c'est bientôt, 2012 c'est demain, 2012 c'est dans trois ans, et donc, c'est dès maintenant que nous nous y mettons", explique-t-elle.

Même s'ils contestent toujours l'élection de Martine Aubry, avec 102 voix d'avance selon les résultats définitifs, les "royalistes" évoquaient moins les recours en justice dont ils menaçaient encore mardi le camp adverse. "Je ne crois pas que ce soit utile et nécessaire", a déclaré mercredi matin Vincent Peillon. "Il n'y a pas de décision de prise", a dit  l'avocat Jean-Pierre Mignard, qui citait la célèbre phrase de Goethe: "j'aime mieux commettre une injustice que de souffrir un désordre".

Ils vont donc privilégier le combat politique contre une Première secrétaire à la tête d'une majorité très hétéroclite, sans ligne politique claire, qui s'apparente davantage à un front anti-Royal.

Les premiers soutiens de Mme Aubry, les "reconstructeurs", sont eux-mêmes une coalition des amis de Laurent Fabius et de Dominique Strauss-Kahn, associés au rénovateur Arnaud Montebourg. Ils ont été rejoints la semaine dernière par les partisans de Bertrand Delanoë, puis entre les deux tours de l'élection du Premier secrétaire par la gauche du parti regroupée derrière Benoît Hamon.

Tous partagent la même conception d'un PS ancré à gauche et la même opposition à une alliance avec le centre, mais ont été incapables de constituer une majorité lors du congrès de Reims. Vont-ils réussir à le faire le 6 décembre prochain? La nouvelle Première secrétaire a souhaité mardi qu'un texte puisse être soumis au conseil national.

Martine Aubry "n'a pas de majorité politique" pour diriger le PS, mais "une majorité de circonstance", analysait mardi le "royaliste" Gaëtan Gorce. "Ils vont se diviser sur tous les sujets importants", prédisait le député de la Nièvre. Les européennes de juin 2009, première échéance électorale pour la nouvelle Première secrétaire, risquent à cet égard de raviver les divisions au PS sur l'Europe.

Dans ces conditions, les seuls vainqueurs de la crise socialiste pourraient s'appeler Nicolas Sarkozy et François Bayrou. "S'il y en a un qui exploitera cette semaine de trop, c'est Nicolas Sarkozy", a prédit Benoît Hamon.


Source: Yahoo News

Awa Diakhate








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