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France
24/10/2007 - 20:44

Parlement: Remous au Nouveau Centre et à l'UMP

Le PS et le président de l'UDF-MoDem François Bayrou ont bataillé ferme contre ce qu'ils ont qualifié de "cadeau" fait aux 21 députés du Nouveau Centre ralliés au chef de l'Etat. Les députés socialistes s'étaient mobilisés au point de surpasser en nombre les UMP, qui semblent avoir fait le service minimum.



En effet, Des tests ADN à l'ajournement sine die de la proposition de loi sur le financement des partis, une succession de remous agitent les rangs des députés UMP.

Dernier exemple en date, le débat mercredi sur le texte proposé par le Nouveau Centre a tourné au vaudeville à l'intérieur mais aussi à l'extérieur de l'hémicycle du Palais-Bourbon, et n'a pu être mené à son terme.

"Beaucoup de collègues UMP ont fait comme moi. Rester dans leur bureau" plutôt que soutenir dans l'hémicycle ce "texte indécent", a commenté le villepiniste François Goulard, évoquant un "vrai malaise" au sein du groupe.

"Pas mal de députés UMP n'étaient pas très chauds pour faire cette fleur au Nouveau Centre. Ca fait désordre avant les municipales. Heureusement que Le Pen est dans les choux", a renchéri un responsable parlementaire UMP.

Ce nouvel incident est intervenu au lendemain de l'adoption définitive par l'Assemblée --avec une majorité réduite-- du projet de loi Hortefeux sur l'immigration. Après cinq semaines de polémiques autour du recours très controversé aux tests ADN, le texte n'a été adopté que par 282 voix contre 235.

Le vote sur la première partie du budget 2008 avait recueilli, une heure plus tôt, 339 voix. Preuve qu'il y a bien eu défection d'une quarantaine de députés UMP alors que l'orateur du groupe, Eric Ciotti, avait promis l'"unanimité".

Autre sujet de friction, avant même la présentation des propositions du comité Balladur: la réforme des institutions, qui suscite bien des craintes chez les députés mais aussi les sénateurs UMP, qui ne veulent pas entendre parler de proportionnelle, ni de limitation du cumul des mandats.

Arguant d'un calendrier chargé, avec la ratification du nouveau traité européen, gouvernement et majorité évoquent désormais une --éventuelle-- ratification de cette réforme en Congrès après les municipales de mars, et non plus fin janvier.

"Ils ont bien compris qu'ils n'avaient pas la majorité requise des 3/5èmes au Congrès", a souligné mercredi M. Bayrou.

"J'augure que la réforme constitutionnelle ne sera pas bouleversante", s'est déjà félicité le président du groupe UMP au Sénat, Josselin de Rohan, l'un des plus ardents opposants à une réforme profonde.

La grève des internes contre des mesures restreignant la liberté d'installation des médecins, prévues dans le budget Sécu en discussion à l'Assemblée, a également semé le trouble dans la majorité.

Les députés UMP ont montré leur agacement en supprimant la semaine dernière en commission, le temps d'une nuit, les articles incriminés avant de se résoudre à les rétablir.

"L'affaissement du pouvoir de Matignon se traduit par une forme d'autonomisation des parlementaires UMP", analyse le politologue Dominique Reynié.

"Tous ces flottements sont aussi une façon de marquer des limites vis-à-vis de Nicolas Sarkozy. Ils peuvent être aussi la conséquence d'une absence de vraie doctrine au niveau présidentiel" avec des signaux contradictoires envoyés par l'Elysée, selon M. Reynié.

H.V/Source Web









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