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Europe
30/11/2007 - 14:55

Poutine, président de toutes les Russies

La Croix

Les élections législatives de dimanche 2 décembre, en Russie, devraient accorder une large majorité au parti présidentiel, à l'issue d'une campagne qui a préparé un plébiscite



Poutine s'apprête à faire main basse sur la Douma

Poutine, président de toutes les Russies
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C’est une blague que l’on raconte en Russie. « Vladimir Poutine s’adresse à son poste de télévision et lui demande : “Miroir, dis-moi si je suis le plus beau ?” Et le poste de répondre : “Mais je me tue à te le répéter depuis des jours…” »

Comme au temps de l’Union soviétique, les Russes racontent à nouveau des « anecdotes » politiques. Dans les années 1990, ils avaient perdu cette habitude. Les blagues sont revenues, comme un petit signe supplémentaire du retour en arrière que connaît actuellement la Russie, du point de vue politique.

C’est en effet une étrange campagne électorale que celle qui se termine ce soir en Russie, avant le vote de dimanche pour désigner les 450 députés de la chambre basse du Parlement, la Douma. Toute la campagne a été dominée par la figure unique du président Poutine, devenu tête de liste du parti Russie unie, mais surtout grand ordonnateur de la politique russe et personnage promu au rang de sauveur indispensable de la nation.

Za Poutina
En marge de la campagne électorale, on a ainsi vu fleurir un mouvement « spontané » de citoyens appelant Vladimir Poutine à rester au pouvoir au-delà de la présidentielle de mars prochain, alors qu’il n’a pas le droit de se représenter.

Ce mouvement a pris pour nom Za Poutina (Pour Poutine). Il s’est réuni le 16 novembre à Tver, dans un théâtre, au cours d’un congrès constitutif parfaitement organisé où 2 000 délégués des quatre coins du pays sont venus dire à quel point Vladimir Poutine était indispensable au redressement de la Russie.

Dans le même temps, les partis d’opposition ont semblé avoir disparu du décor. Russie unie a refusé de débattre avec eux à la télévision. Les débats ont d’ailleurs été diffusés à 7 h 30 du matin ou 23 heures, ce qui fait que l’opposition s’est trouvée peu visible à la télévision.

Quant à la coalition d’opposition la plus radicale, L’Autre Russie, conduite par l’ancien champion d’échecs Garry Kasparov, elle n’a pas été autorisée à présenter une liste. Elle a organisé un rassemblement de protestation, samedi 24 novembre, à Moscou. Mais elle n’a pas été autorisée à défiler vers la commission électorale.

Dès que les manifestants ont commencé à marcher, ils ont été dispersés par la police tandis que Garry Kasparov était arrêté et condamné à cinq jours de prison. Il n’en est sorti qu’hier soir. « Avoir emprisonné Kasparov pendant cinq jours, c’est disproportionné », a déclaré Mikhaïl Gorbatchev, ancien président russe, cité par l’agence Ria-Novosti, se départissant de son habituelle prudence.

Une consultation électorale à huis clos
Par ailleurs, ces élections russes vont, pour la première fois depuis 1991, se dérouler hors du regard de l’OSCE. L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe envoie habituellement des observateurs internationaux pour toutes les élections. Cette fois, elle a renoncé, après avoir subi une série de tracasseries et de vexations. C’est donc une consultation électorale à huis clos et sous le signe d’une reprise en main par le Kremlin qui se tiendra en Russie dimanche.

Onze partis présentent des listes lors de ces élections qui se déroulent à la proportionnelle intégrale, en un seul tour. La nouvelle loi électorale en vigueur a relevé à 7 % le seuil minimum pour avoir des élus à la Douma. Compte tenu de cette disposition, un seul parti d’opposition est vraiment assuré d’en avoir : il s’agit du Parti communiste de Guenadi Ziouganov, qui pourrait obtenir 16 % des suffrages, selon les sondages.

Lire la suite: lacroix.com/.../docId=2321867&rubId=1094

Nicolas Maury



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