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07/10/2014 - 23:11

Sarkozy pop-corn

L'affaire Bygmalion, au rythme où vont les révélations de la presse, sera bientôt banalisée, noyée dans le flot de l'habitude. Les affaires, en effet, font plop comme du pop-corn: elles éclosent les unes après les autres. Nicolas Sarkozy n'en finit plus de lutter contre la tempête qui se déchaine contre lui. Les affaires sont si grosses - ou si nombreuses - que ses partisans n'y croient pas, ils pensent que la presse, majoritairement à gauche, cherche à manipuler l'opinion publique. Au train où vont les choses, ils vont bientôt croire que la justice est à la botte … à la botte de qui? La question se pose: la multiplication des fronts entraîne la diversification des ennemis. «Si l’on voulait que je reste tranquillement dans mon coin, il ne fallait pas agir de cette façon», assène Nicolas Sarkozy, faisant de chaque meeting un laboratoire d'expérimentation. Fonçant dans la brèche, il crie au complot et ajoute que sa détermination s'en trouve renforcée. A bien y réfléchir, il ne lui restait pas grand-chose d'autre à faire. Tout comme en matière de canular, plus c'est gros, mieux ça passe. Qui n'en a pas fait les frais? Aujourd'hui, ça chauffe pour Nicolas Sarkozy: il serait à l'origine d'un scandale d'état en Belgique. Naturellement, tout le monde, Nicolas Sarkozy aussi, est présumé innocent. Mais cette fois-ci, on avance la notion de bande organisée. Et dans ce cas, les sanctions judiciaires sont plus sévères. Ce 7 octobre, le journal Le Monde révélait une affaire de rétrocommission présumée sur une vente d'hélicoptères au Kazakhstan. Revue de presse:



Sarkozy pop-corn
Vente d'hélicoptères au Kazakhstan: une enquête vise l'entourage de Sarkozy: La justice française enquête, depuis le printemps 2012, sur une affaire d’État, susceptible d'impliquer le pouvoir sarkozyste. Dans la plus grande discrétion, deux juges d'instruction parisiens, saisis de faits de « blanchiment en bande organisée », « corruption d'agents publics étrangers », « complicité et recel » de ces délits, explorent les dessous de contrats signés en 2010 entre la France et le Kazakhstan, pour près de deux milliards d'euros. Ces marchés, comprenant la fabrication de 45 hélicoptères par Eurocopter, sont susceptibles d'avoir donné lieu au versement en France de rétrocommissions. … En effet, Nicolas Sarkozy est lui-même soupçonné d'avoir fait pression en 2011 sur le Sénat belge, à la demande du président kazakh Noursoultan Nazarbaïev, afin d'adoucir le sort judiciaire de trois hommes d'affaires d'origine kazakhe poursuivis en Belgique… et de permettre la conclusion de ces mirifiques contrats.  (lemonde.fr)

Sarkozy et les affaires: ses proches dénoncent un acharnement judiciaire: Décidément, le retour de Nicolas Sarkozy ne se déroule pas dans un climat des plus sereins. Des juges ont été chargés hier d'une nouvelle enquête concernant le Sarkothon, cet appel aux dons lancé après l'invalidation des comptes de la campagne présidentielle de 2012. L'UMP aurait pris en charge les pénalités infligées au candidat Sarkozy pour dépassement du plafond autorisé. Ce qui relèverait de l'abus de confiance. Pour Nicolas Sarkozy et ses soutiens, cela relève de l'acharnement judiciaire... (videos.leparisien.fr)

Nicolas Sarkozy transforme les affaires en argument de campagne: Applaudi à tout rompre lorsqu'il étrille les juges du "Mur des cons" et les "soi-disant journalistes", le candidat à la présidence de l'UMP déroule inlassablement le même argumentaire et les mêmes exemples. Quitte à s'arranger parfosi avec la réalité. L'affaire Bettencourt? "En pleine campagne présidentielle, voilà qu'on explique à tous les Français que j'aurais abusé d'une vieille dame. 22 heures d'interrogatoires et de confrontations, 4 perquisitions, je suis successivement sur les mêmes faits témoin assisté, mis en examen et non lieu, en sept mois. Qui me rendra mon honneur". Karachi? "10 ans d'enquête pour découvrir l'évidence que je n'y étais pour rien". Kadhafi? La faute à "un faux grossier". Bygmalion? "Des mois d'enquête du Conseil constitutionnel et de la commission des comptes de campagne. Tout d'un coup, on vient nous expliquer que 16 millions ont disparu". (huffingtonpost.fr)

Sylvie Delhaye S. D.









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