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Afrique et Moyen-Orient
25/04/2008 - 11:37

« Une bonne image tant au Royaume qu’au niveau international » du Festival de Dakhla



Retour sur le festival Mer et Désert de Dakhla, avec l’un de ses principaux promoteurs, El Mami Boussif, le président de la région Oued Eddahab Lagouira. Organisé sous le haut patronnage du roi du Maroc, Mohamed VI, au Sahara Occidental, en mars dernier, l’événement a été l’occasion pour les Dakhlaoui de faire la fête et pour ses organisateurs de promouvoir le développement de cette région dont le statut est toujours en discussion à l’ONU.



El Mami Boussif est le président de l’association organisatrice du festival de Dakhla, qui s’est tenu du 27 février au 3 mars dernier en plein Sahara Occidental. Egalement président de la région Oued Eddahab Lagouira, dont Dakhla est la capitale, et membre du Conseil royal consultatif des affaires sahariennes (Corcas), un dispositif créé par le roi du Maroc Mohammed VI, il fait le bilan de la deuxième édition de l’événement, tout en revenant sur le rejaillissement qu’il en attend d’un point de vu économique et diplomatique.

Afrik : Etes-vous satisfait du déroulement du festival de Dakhla ?
El Mami Boussif : En tant qu’organisateurs, nous ne sommes jamais satisfaits à 100% , il y a toujours des choses à améliorer. Mais dans l’ensemble, tout s’est bien passé. La population a eu droit à de très beaux spectacles. Rendez-vous compte que Kazem al Saher a rassemblé près de 60 000 personnes pendant quatre heures de concert - il ne devait jouer qu’une heure trente mais il a aimé le public et il ne voulait plus s’arrêter ! Nous avons d’ailleurs installé des écrans géants supplémentaires au dernier moment face à l’afflux du public. Pour ce concert, des gens de tout le Maroc sont venus, Laayoune, Boujdour, Marrakech, Tanger. Nous avons même eu la surprise de voir venir son fan club d’Europe ! Ce qui nous a fait le plus plaisir est la venue de très nombreux Mauritaniens qui se sont déplacés spécialement pour le festival. Donc lorsque vous voyez tout ça vous ne pouvez qu’être satisfait du festival puisque la population a pu se divertir.

Afrik : Quelles améliorations souhaiteriez-vous apporter lors de la prochaine édition ? El Mami Boussif : Nos sommes en train d’établir le bilan général de l’organisation avec une évaluation précise faite par chaque commission ( hébergement, restauration, transport, artistique, sport etc …) Nous allons nous réunir pour tirer les conclusions. Nous en sommes seulement à la deuxième édition et nous bénéficions déjà d’une bonne image tant au Royaume qu’au niveau international. Nous devons donc maintenir le cap et toujours faire mieux, ce sera là le défi des prochaines éditions ! Le festival a d’ailleurs été élu festival de l’année par le magazine Telquel qui est, comme vous le savez, totalement indépendant.

Afrik : Quelles retombées économiques, culturelles, politiques et diplomatiques en attendez-vous ? El Mami Boussif : Les retombées du festival sont en effet multiples : en premier lieu, nous souhaitons accueillir plus d’investissements dans les secteurs clefs de la région que sont la pêche maritime, l’agriculture (hors sol et élevage) ainsi que le tourisme que nous sommes en train de développer. Je suppose que vous avez goûté nos huîtres, tous les touristes nous disent qu’elle sont presque meilleures que celles de la côte atlantique française ! C’est pour nous une grande fierté mais aussi un levier de développement que nous encourageons. Nous avons déjà cinq ostréiculteurs et nous pouvons encore en accueillir d’autres. Idem dans le tourisme, le festival est l’occasion de montrer nos formidables et uniques paysages où le désert et la mer se marient. Nous mettons en avant les sports de glisse puisque notre baie est devenue l’un des meilleurs spot de kite-surf et de windsurf au monde. Les passionnés de ces sports appellent déjà Dakhla « le Hawaii de l’Europe », en raison de notre grande proximité avec le « vieux continent ». Grâce au festival et à la compétition internationale que nous avons organisée, le monde entier verra Dakhla dans la presse spécialisée et nous allons pouvoir augmenter le nombre de touristes. Nous recevons aussi de très nombreux touristes retraités qui passent l’hiver chez nous pour le soleil et la tranquillité des lieux. Les retombées culturelles sont aussi importantes puisque nos artistes sahraouis ont l’occasion de jouer avec les artistes internationaux. Nous avons organisé une résidence d’artistes formidable avec le collectif Désert Rebel, les touareg du Niger. Les groupes locaux Selmou, Doueh et Zghalaina ont donc joué avec eux et avec l’algérien Amazigh Kateb pendant une semaine pour préparer deux ou trois chansons. Le festival permet donc de belles rencontres artistiques. Mais ce n’est pas tout : deux associations ( L’boulevard et Music Against Ignorance) nous ont aidé à organiser des ateliers de musique au profit des jeunes de Dakhla et je vous invite à visionner les vidéos de ces ateliers sur notre site web : Dakhla-festival.com...

Lire la suite: http://www.afrik.com/article14165.html


Y.K/sourcesWeb






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