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08/11/2007 - 15:05

Universités: l'Unef veut amplifier le mouvement, blocages

AFP

Nouvelles assemblées générales, mot d'ordre de manifestation jeudi et appel de l'Unef à "amplifier le mouvement": la contestation de la loi Pécresse s'est étendue mercredi à 10 universités bloquées sur 85, alors que le gouvernement minimisait l'ampleur de la grogne.



La ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a estimé jeudi sur LCI que les opérations de blocage d'universités, qui concernaient dix d'entre elles mercredi, étaient "d'abord des blocages politiques". "Moi ce que je crains aujourd'hui, c'est que les blocages soient d'abord des blocages politiques", a-t-elle dit.

"Si l'université est la vraie raison de ces blocages, il faut m'expliquer pourquoi ces blocages ont lieu l'année où l'Etat consent un investissement inédit" pour les universités, a-t-elle poursuivi, évoquant la loi sur l'autonomie votée cet été et un budget pour l'enseignement supérieur en augmentation de "50%" dans les cinq prochaines années.

"Cette année-là où un gouvernement enfin se décide à prendre à bras le corps la question de l'échec étudiant, cette année-là, il y a un blocage disant: +on n'a pas assez de moyens +. Il y a un décalage complet entre ces deux événements", a-t-elle estimé. La ministre a répété que "chaque blocage entrave la réussite de centaines d'étudiants".

Reçu mercredi soir par la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse, l'Unef, syndicat étudiant leader de la contestation du CPE au printemps 2006, a appelé à "amplifier le mouvement" et à "décider de la grève dans un maximum d'universités".La ministre avait rappelé mercredi soir que l'objectif du gouvernement était "la réussite des étudiants", ajoutant: "Le dialogue est toujours la meilleure voie car, je le redis, le blocage est contre l'intérêt des étudiants."

Après l'Unef, Mme Pécresse devait recevoir jeudi et vendredi la Fage (Fédération des associations générales étudiantes), l'Uni, la Confédération étudiante et PDE (Promotion et défense des étudiants), organisations qui ne se sont pas impliquées dans la mobilisation. "Je ne crois pas qu'il y ait de contagion", avait estimé le Premier ministre mercredi matin, évoquant "quelques mouvements souvent inspirés par des considérations très politiques, qui, je pense, n'auront pas de suite". Dans la soirée, le syndicat national de l'enseignement supérieur (Snesu-FSU), principal syndicat du supérieur, a appelé à "l'amplification de la mobilisation" contre la loi Pécresse.

La présidente de la Confédération étudiante (Cé), Julie Coudry, a demandé jeudi à Valérie Pécresse des "réponses concrètes aux préoccupations" des étudiants et appelé à ce que les grèves et blocages ne soient pas le "fait d'une fraction minoritaire".

Les étudiants de l'Uni (droite universitaire) ont demandé jeudi à la ministre de l'Enseignement supérieur de faire preuve de "fermeté" à l'encontre de "la poignée de militants agressifs" qui bloquent les universités.

La police a évacué mercredi soir, après 22H00, environ 75 étudiants opposés à la loi Pécresse sur l'autonomie des universités qui occupaient les locaux de Paris I situés rue de Tolbiac, dans le XIIIe arrondissement.

Sur le terrain, cinq nouvelles universités ont voté mercredi en assemblée générale (AG) un blocage total ou partiel: le département des lettres de l'université de Caen, Lille I (Sciences et technologies), les UFR de lettres et sciences humaines de l'université Aix-Marseille I et de Nantes et le site de Tolbiac de Paris I.

En outre, les universités de Rouen, une partie de Tours, Toulouse-II le Mirail, Lille III (Lettres et sciences humaines) et Rennes II, bloquées au moins depuis mardi, l'étaient toujours mercredi.

Jeudi, la quasi totalité des facs mobilisées ont prévu de nouvelles AG, de même que d'autres universités - Lyon II, Strasbourg II, Paris VI, Dijon notamment -, pour préparer une première journée de manifestations, à l'appel du seul collectif étudiant contre l'autonomie des universités" (CECAU). A Paris, le défilé partira à 15H00 de la Bastille.

400 étudiants ont manifesté mercredi à Tours, bloquant brièvement les carrefours, avec des banderoles proclamant "Face à la marchandisation des facs: mobilisation" ou encore "Cécilia, on est comme toi, on en a marre de Nicolas."

Dans d'autres universités, la contestation de la loi sur l'autonomie des universités, votée cet été, a pris d'autres formes: occupation d'un amphi et information des étudiants à Perpignan, vote du "principe d'une grève" à Montpellier II et Lyon II par des assemblées générales ne réunissant qu'une centaine d'étudiants, ou organisation d'"AG massives" la semaine prochaine à Bordeaux I et Toulouse III, faute d'une participation suffisante dans l'immédiat pour prendre toute décision de blocage.

Nicolas Maury







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