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Amériques
14/05/2009 - 18:31

Battisti dit avoir été aidé pour fuir la France

L'ancien activiste italien d'extrême gauche Cesare Battisti, emprisonné au Brésil, assure avoir pu fuir la France en 2004 grâce à un passeport fourni par un homme "proche du gouvernement Mitterrand".



Demandé par l'Italie qui souhaite lui faire purger une condamnation à perpétuité pour des meurtres commis dans les années 1970, Cesare Battisti avait fui à l'été 2004 la France qui s'apprêtait à l'extrader, gagnant le Brésil alors qu'il était sous contrôle judiciaire, privé de son passeport.

"A Paris, un homme proche du gouvernement Mitterrand m'a contacté et m'a remis un passeport. Je l'appelle 'l'homme de l'ombre'", dit-il dans un entretien donné à Paris-Match dans sa prison de Rio et publié jeudi.

"Ce sont ces autorités qui ne changent jamais, les gouvernements changent, droite ou gauche, mais il y a certaines autorités qui restent toujours en place"", ajoute-t-il.

Il précise que le passeport "avait quelque chose" qui permettait de ne pas le laisser "partir dans la nature comme ça". Aucune enquête n'a jamais été menée en France sur la fuite de Cesare Battisti, soutenu par une partie du Parti socialiste, l'extrême gauche et des milieux littéraires, notamment l'auteur de romans policiers Fred Vargas.

Arrêté et emprisonné au Brésil en mars 2007, l'Italien est dans l'attente d'une décision de la Cour suprême de Brasilia sur la demande d'extradition de son pays, à laquelle s'est opposé en janvier le président brésilien Lula.

L'épouse de Nicolas Sarkozy, Carla Bruni, est accusée par les familles des victimes italiennes d'avoir intercédé en faveur de son compatriote, ce qu'elle nie.

Les personnes soutenant Battisti en France estiment que la France a trahi ce qu'elles voient comme un engagement de François Mitterrand, bien que ce dernier ait explicitement exclu dans les années 1980 les auteurs de crimes de sang de son offre d'asile aux anciens activistes d'extrême gauche italiens.

Battisti a été condamné à perpétuité par contumace pour sa participation dans quatre homicides commis en 1978 et 1979 alors qu'il appartenait au groupe d'extrême gauche des "Prolétaires armés pour le communisme". Evadé d'une prison italienne en 1981, il avait gagné le Mexique puis s'était installé en France.

Dans son entretien à Paris-Match, il reconnaît avoir commis des "crimes" mais nie avoir tué qui que ce soit. Il déclare penser au suicide et dit : "Je n'irai pas en Italie, je n'y arriverai pas vivant".


Source: Reuters via Yahoo News


Awa Diakhate






Awa Diakhate

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