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Art et Culture
11/06/2005 - 00:00

Chronique du Houtland.

Faut-il bruler Jules V...?

Voilà cent ans mourait Jules Verne. Ce sont des choses qui arrivent aux meilleurs d’entre nous. Et, je me permets à ce sujet de citer une nouvelle fois Untel, car je n’ai pas le talent de ce célèbre chansonnier, « A choisir, je préférerai mourir de mon vivant …» Donc, « éculubrai-je », Jules…



Revue de détails de l’Absurdie ? Non plutôt la prise de température quotidienne (ou hebdomadaire, j’ai du travail… N’exagérons pas…) d’un monde qui se croit nouveau et inventif. Que les médias ne nous le laissent croire, après tout pourquoi pas ? Nous ferons avec… Comme avec nos hommes politiques qui nous font croire aux belles légendes de nos provinces : Par exemple, celle du pauvre fils de cordonnier qui ne possédait nul foyer pour ses huit petits enfants et qui dormait dans la forêt de Bercy… Bref un éclairage personnel et tout à fait arbitraire sur un menu fait, un bout d’actualité de rien du tout. Comme disait, je ne sais plus qui, écrire est la meilleure façon de parler sans être interrompu, alors pourquoi me priver ? Si vous ne lisez pas, qu’importe, je ne l’apprendrais pas et puis, je parlerai quand même… Faut-il brûler Jules V… ? Voilà cent ans mourait Jules Verne. Ce sont des choses qui arrivent aux meilleurs d’entre nous. Et, je me permets à ce sujet de citer une nouvelle fois Untel, car je n’ai pas le talent de ce célèbre chansonnier, « A choisir, je préférerai mourir de mon vivant …» Donc, « éculubrai-je », Jules… Le marketing florissant de nos démocraties avancées a donc décrété que 2005 serait, entre autres, l’année Jules Verne. Accessoirement, ce sera aussi l’année culturelle du Brésil, et hier était déclaré, journée de la Femme, ce qui me hérisse le poil que j’ai abondant… Non pas, par machisme débile, mais par égard pour nos compagnes. Pourquoi une journée de la femme comme une journée des Monuments historiques ou de la randonnée… Il faudrait plutôt déclarer ce siècle et ceux à venir, les siècles de la femme, et encore… ce serait encore trop peu… Mais je m’égare… (J’en ai le droit, ayant le caractère primesautier…) Donc, Jules… (Pauvre Jules…) On se pose, on va se poser de terribles questions : Antisémite ? Raciste ? Dépassé ? Réactionnaire ? On va dire qu’il a terriblement vieilli. Qu’il ne fut pas ceci mais qu’il fut cela… Et après… Je viens de lire de nombreuses biographies, témoignages, etc… Et que dire ? Antisémite ? Assurément, raciste ? Absolument… (Certaines descriptions ne sont pas piquées des hannetons…) Mais de cette xénophobie conforme à l’époque où il vivait et écrivait. De ce racisme d’avant la Shoa, le terrible génocide, qui nous a traumatisée à juste titre et pour des siècles, bien qu’en ce moment, certains crétins soient frappés d’une espèce d’Alzheimer plutôt nauséabond… Donc pas plus antisémite que la moyenne de ses contemporains. Question, discutable certes, de contexte historique… Notre époque croit avoir inventé l’intolérance, en fait, elle ne fait que médiatiser l’indignation (ce qui est une excellente chose, ceci dit…) Alors, n’en déplaise aux « pisse-vinaigres » (excusez-moi, mesdames…) je me fiche de savoir que Jules Verne était ceci, comme de savoir que Hergé était cela ou que Simenon était un cas… Je revendique le droit de préserver mes rêves de gosse et mes voyages intérieurs qui sont, comme chacun le sait, les voyages les plus beaux… Alors, Jules, bon voyage… Bonjour à Nemo (ce cher homme qui avait tout compris au monde) Mes amitiés à Philéas Fogg et serre la main de ma part à mes chers compagnons de l’île mystérieuse : l’ingénieur Cyrus Smith, Nab, Pencroff, Gédéon Spillet et le jeune Harbert sans oublier le chien Top avec lesquels j’ai vécu de si belles aventures, enfoncé dans mon fauteuil de grippé, les pieds dans mes pantoufles… De toutes ces tergiversations ne reviennent que des images, et c’est là le rôle magnifique dévolu à la littérature… Nous transporter… Arne Saknussemm, gravé sur une roche à l’entrée du Sneffels, message mystérieux vers le centre de la terre ; Maigret, buvant une bière, accoudé au bar de la brasserie Dauphine ; Haddock s’énervant au téléphone : « Non, Madame, ici, ce n’est pas la boucherie Sanzot ! Mille sabords ! » Le reste, je le laisse à l’obscurité, ne pas confondre l’œuvre et l’homme, l’homme et sa part d’ombre… Au fait, quelqu’un pourrait-il me dire si Alexandre Dumas était réellement masochiste ? A bientôt dans le Houtland. Là où la bière est fraîche, les femmes aimables et les histoires cocasses.

dufrenoy9@yahoo.fr










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