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13/08/2009 - 19:53

Croissance inattendue du PIB français au 2e trimestre

Le produit intérieur brut de la France a progressé de 0,3 % au deuxième trimestre, une croissance inattendue qui met fin à un an de récession, selon la statistique provisoire publiée par l'Insee.



Cette performance, due à la résistance de la consommation des ménages et à un redressement des exportations, permet d'espérer que la contraction du PIB sur l'ensemble de l'année sera de l'ordre de 2 % ou un peu plus, en tout cas moins que les -3 % que le gouvernement envisageait auparavant.

L'Allemagne a également annoncé une croissance de 0,3 % alors que les économistes prévoyaient, comme en France, un repli de 0,3 %. Dans l'ensemble de la zone euro, le PIB s'est replié de 0,1 % seulement après sa violente contraction de 2,5 % sur les trois premiers mois de l'année.

La France, comme son voisin d'outre-Rhin, restait sur quatre trimestres consécutifs de contraction du PIB, du jamais vu depuis l'après-guerre.

« C'est un chiffre évidemment très positif qui nous surprend et qui nous réjouit », a dit la ministre de l'Économie, Christine Lagarde, qui a dévoilé la bonne nouvelle sur RTL une heure avant la publication de la statistique.

« On a un moteur consommations qui tient, un secteur exportations fort contributeur [...] et puis des investissements des entreprises publiques qui soutiennent », a-t-elle ajouté.

Sur un an, le PIB n'est plus négatif que de -2,6 %, après -3,4 % au premier trimestre.

L'INVESTISSEMENT FLANCHE

La consommation des ménages, en hausse de 0,2 % au premier trimestre, a encore progressé de 0,3 % en avril-juin tandis que les exportations se sont redressées de 1,0 % après leur chute de 7,1 % les trois mois précédents.

Au total, le commerce extérieur a contribué à hauteur de 0,9 point au PIB du deuxième trimestre, alors que la contribution des stocks est restée négative (-0,6 point après -0,7 point).

L'investissement a en revanche continué de baisser (-1,0 % après -2,6 %), avec un recul de 0,9 % pour les entreprises non financières et une baisse de 1,8 % pour l'investissement des ménages, essentiellement en immobilier.

Mais l'investissement public a progressé de 0,1 %, après une baisse de 0,9 % au premier trimestre, en raison des dépenses financées par le plan de relance qui, selon Christine Lagarde, « commence à porter ses fruits ».

Le PIB avait baissé de 1,3 % au premier trimestre — chiffre révisé par rapport à une précédente estimation de -1,2 % — et de 1,4 % sur les trois derniers mois de 2008.

Selon l'Insee, l'acquis de croissance s'établissait à -2,4 % à la fin juin, ce qui correspondrait à la variation du PIB en fin d'année en cas de croissance zéro aux troisième et quatrième trimestres.

« Si on reste dans cette situation, on peut tendre vers un résultat de -2,2 % ou -2,3 % à la fin de l'année, ce qui ferait un chiffre beaucoup moins négatif que les -3 % évoqués jusqu'ici », observe Philippe Waechter, directeur de la recherche chez Natixis Asset Management.

« Il est un peu précoce de parler de retour à la croissance mais il ne faut pas bouder notre plaisir. Que ce soit en France ou en Allemagne, la chute est enrayée, le point bas a été touché en février ou mars et là, on est sur des niveaux de stabilisation. C'est une bonne nouvelle et cela peut éviter une dégradation trop importante du marché du travail », ajoute-t-il.


Source: Reuters via Yahoo News


Awa Diakhate






Awa Diakhate

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