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16/01/2019 - 19:01

Cryptomonaie: Définition des ICO

Publireportage publié gracieusement pour la qualité de ses infos

Un des avantages de la blockchain et de la cryptomonnaie est que cette technologie permet de financer « plus facilement » les projets. On entend aujourd’hui parler d’ICO en tant que méthode de levée de fonds pour lancer les entreprises naissantes. Comment ça marche ? Est-ce intéressant ? Quels sont les avantages ? Trouvez des éléments de réponses dans cet article !



ICO : comment ça marche ?
 
Une ICO est une méthode de levée de fonds fonctionnant grâce à la technologie blockchain. Il s’agit de lever des fonds en proposant des actifs numériques, dits tokens en échange de cryptomonnaie (ether ou bitcoin dans la plupart des cas). Les tokens représentent le produit ou le service appelé à être développé par le projet. Une ICO est en effet initié au tout début d’un projet, en tant que mode de financement. Lorsque le service ou le produit rencontre du succès, les détenteurs des tokens peuvent revendre leurs actifs sur des plateformes de cryptomonnaie.
 
Les porteurs d’un projet d’ICO sont jusqu’ici des créateurs d’applications blockchain souhaitant financer le lancement d’une application décentralisée. Ils garantissent toujours que les tokens sont rares et offrent un privilège, une opportunité aux investisseurs (quiconque disposant de cryptomonnaie). Ceux-ci investissent d’autres ressources (autres que financières) pour faire en sorte que le projet aboutisse et devienne un succès, faute de quoi leurs tokens auront peu de valeur.

Des exemples concrets

Une ICO (Initial Coin Offering) s’inspire de la traditionnelle IPO (Initial Public Offering), sauf que la première donne un droit d’usage du service du projet, tandis que la deuxième permet d’obtenir des parts de capital d’une entreprise. En prenant un exemple fictif, une ICO d’Air France permettrait d’obtenir à l’avance des Miles, alors qu’une IPO offrirait l’occasion d’acheter des actions de cette compagnie aérienne.
 
Autre exemple concret, mais cette fois-ci réel : Début 2017, l’ICO de Storj (un service de stockage cloud décentralisé) a permis de lever l’équivalent de 30 millions de dollars en cryptomonnaie. Le token proposé (Storjcoin) permettait d’acheter de l’espace de stockage sur le réseau Storj. Le token peut également être revendu lorsque le projet est en cours ou être converti en monnaie traditionnelle.

Les ICO les plus notables
 
La première ICO date de juillet 2013, consistant à financer le projet Mastercoin (devenu Omni), ayant pour ambition d’améliorer la technologie Bitcoin. Le créateur du projet, J.R. Willett avait réussi à rassembler l’équivalent de 500 000 dollars en Bitcoin à l’époque, soit 4 740 bitcoins. C’est grâce à l’ICO lancé en 2014 que le protocole Ethereum a pu voir le jour. Les tokens, l’ether, est aujourd’hui la deuxième cryptomonnaie la plus importante après le bitcoin.
 
De 2016 à 2017, l’essor des ICO a été considérable, passant de moins de 50 opérations (représentant moins de 100 millions de dollars) à plus de 200 (représentant plus de 3 milliards de dollars). L’ICO du projet Tezos détient le record des montants levés : 232 millions de dollars. L’ICO du projet Brave détient le record de la levée la plus fulgurante, obtenant l’équivalent de 35 millions de dollars en moins de 30 secondes. Notons également l’ICO du projet The DAO qui avait réussi à lever environ 150 millions de dollars avant d’être annulé pour cause de piratage. Les investisseurs ont été remboursés !

 

ICO : quel cadre légal ?
 
La réglementation concernant les ICO est encore imprécise, car les gouvernements ne prennent pas de décision ferme. L’achat de tokens n’est soumis à aucune réglementation, exposant les investisseurs à des risques. Toutefois, selon l’article 26 de la loi Pacte du 12 septembre 2018, les ICO peuvent être autorisées par l’Autorité des marchés financiers si celle-ci juge que le projet est pertinent.
 
Les acteurs des ICO peuvent espérer davantage des Autorités, car le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, aspire à ce que de la France devienne un pays d’accueil pour la technologie blockchain. Cette légitimation de certaines ICO évoluera en fonction des décisions futures prises par l’Union européenne. Les porteurs de projets tout comme les investisseurs peuvent espérer un cadre légal à l’avenir, et donc plus de protection.

ICO : quels avantages ?
 
N’importe quel détenteur de cryptomonnaie peut investir dans les projets qui l’intéressent, à condition que ceux-ci soient proposés par une ICO. Il n’existe aucune barrière entre le porteur de projet et l’investisseur : pas de limite géographique puisque tous ceux qui possède un fonds en cryptomonnaie peuvent prendre part à l’investissement, peu importe où ils se trouvent dans le monde. Grâce à la blockchain et aux tokens (jetons), les formalités administratives sont supprimées.
 
Tous les utilisateurs de blockchain peuvent créer et échanger de la valeur instantanément auprès de tout autre utilisateur, sans besoin ni de tiers ni de permission. Les levées de fonds via ICO sont grandement facilitées en comparaison aux autres types de pratiques. La particularité de ce genre d’opération est que le succès du projet dépend en partie de chaque investisseur. Sans être actionnaires, les parties prenantes ont intérêt à ce que le projet réussisse pour augmenter la valeur de leurs tokens.

 

ICO : quels risques/inconvénients ?
 
Comme aucun cadre légal régissant les ICO n’est mis en place pour le moment, les porteurs de projets aussi bien que les investisseurs sont exposés à des risques. Les deux parties ne sont ni protégées ni encadrés par aucune réglementation. Même si certaines opérations manquent de transparence, l’investisseur ne peut pas faire grand-chose. L’achat d’un jeton n’est accompagné d’aucune garantie et les arnaques ne sont pas exclues.
 
C’est d’ailleurs à cause du développement des arnaques en ICO que la Chine et la Corée du Sud, entre autres pays, ont interdit la pratique de ce genre de levée de fonds sur leur territoire. Selon l’organisme de contrôle des marchés financiers aux États-Unis, la Securities and Exchange Commission (SEC), les jetons du projet The DAO étaient assimilables à des titres financiers. L’ICO (la levée de fonds) The DAO aurait donc dû faire l’objet d’une déclaration aux autorités, sauf cas d’exemption. L’Autorité des Marchés Financiers en France a pour sa part commencé à étudier sérieusement la réglementation des ICO et a appelle à la prudence en attendant.

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