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Sénégal d'Aujourd'hui
26/08/2009 - 16:35

Dakar et sa banlieue sous les eaux

Qu’est-il arrivé à ce pays ? C’est aux moments où les sénégalais peinent à sortir des griffes de la Sénélec que sont tombés des millimètres d’eau sur le pays. Aucun département, aucune localité n’est épargnée par cette catastrophe.



La problématique des inondations revient en surface prés d’un an après le financement de 52 milliards de Fcfa dans la banlieue lors du lancement du Plan « Jaaxay » par le Gouvernement du Sénégal. Aujourd’hui, certains Ministres du Gouvernement en charge de l’assainissement et de la Santé sont injoignables. Le peuple souffre, eux prolongent leur vacance. Retour sur les différents lieux touchés par la catastrophe.

Les fortes précipitations du dimanche, du lundi et du mardi ont touché toutes les localités du Sénégal. Presque, presque aucune région n’est épargnée. La météo avait annoncé ce phénomène qui ne fait que commencer. Les pluies vont s’intensifier dans tout le pays. Mais l’équation demeure et reste Dakar, la capitale.

Dakar est une presqu’ile qui inonde à la moindre précipitation. La capitale sénégalaise fait face à la mer. Le sous-sol dakarois refuse de l’eau du fait de sa proximité avec la mer. Et en début de semaine, il a plus trois jours successifs à Dakar. Elles sont tombées dimanche, lundi soir et mardi tôt le matin sur Dakar. Les pluies ont créé des embouteillages durant toute la journée d’hier et d’avant. Les véhicules qui rejoignent Dakar ou qui vont vers l’intérieur du pays ont eu toutes les difficultés. Dans la banlieue, des centaines d’habitants ont passé à regarder avec impuissance les maisons envahies par les eaux.

Pendant plus de 5 heures de temps, des populations ont marché de la Sicap Mbao à l’entrée de Pikine. Ils étaient des femmes, des jeunes et des hommes ayant des difficultés pour rentrer chez. Ceux qui se rendaient à Pikine, à Guédiawaye, à Thiaroye et à Rufisque en passant par l’autoroute à péage ont vécu le calvaire avant-hier.

Si les habitant de la banlieue marchent pour venir à Dakar ou pour rentrer chez, d’autres sont devenus des otages des eaux au milieu de la route nationale.

C’est Dakar qui est perdu dans les eaux. Au niveau des Parcelles Assainies, le maire Moussa Sy parle de 10 points d’eau maitrisés la journée du mardi mais envahis encore hier par les pluies matinales. Vers Ouakam, il est presque impossible d’accéder aux quartiers environnants. Almadies n’en parlons pas. La situation était invivable durant toute la journée d’hier. Des automobilistes se sont garés sur les accotements de la route en attendant que la situation évolue.

A Pikine, presque tous les bâtiments administratifs étaient envahis par les eaux. C’est le cas pour l’hôpital «Dominique », la Mairie de Dalifort, de Diameguene Sicap Mbao. La situation est pareille dans les départements de Nioro, de Ziguinchor, de Fatick et de Kaffrine.

Les jeunes de la banlieue ont décidé de porter plainte contre l’entreprise qui a construit le stade Amadou Barry de Guédiawaye. Cette infrastructure sportive ne pourra difficilement cette année abriter des compétions.

Tous les quartiers édifiés sur des cuvettes ou des bas fonds ont été envahis par les eaux de pluie. Médina Gounass, Wakhinam Nimzath, Quartier Cheikh Wade, Djiddah Thiaroye Kaw, Dalifort, Keur Massar sont devenus méconnaissables. Les populations appellent au secours aux autorités locales qui tendent la main à l’Etat. Les maires des Communes d’arrondissement ont vidé leur caisse sans résoudre le problème.

Les Autorités sénégalaises font face à une situation d’exception qui exige des mesures drastiques pour sauver sinistrés. Pour des catastrophes moins, des Etats ont fait appel à l’aide internationale. Aujourd’hui, le premier Ministre, les Ministères de l’Intérieur et des Forces armées tentent de faire face aux inondations dans la banlieue et à l’intérieur du pays. Un plan «Orsec » doit être lancé et un appel à l’aide des pays amis du Sénégal.

Car au-delà des eaux qui envahissent les quartiers privant les populations de confort, des maladies comme le paludisme et le choléra vont prendre la place des eaux après les pompages.


Source: Rewmi


Awa Diakhate







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