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France
14/07/2016 - 15:08

Dernière interview du quinquennat de François Hollande ce 14 juillet

L'interview s'ouvre sur la solidarité et l'esprit d'équipe indispensables parmi les membres du Gouvernement, visant directement Emmanuel Macron qui annonçait, dans son dernier meeting, vouloir être victorieux et se clôt sur la nécessaire cohésion nationale, notamment sociale, qui permettra à la "Maison France" de continuer à avancer et à la France de demeurer un grand pays.
Cet entretien ne fera pas remonter le Président de la République dans les sondages, ce dont il semble n'avoir cure, préférant agir positivement pour le pays que figurer en bonne place dans les pronostics à 10 mois des élections présidentielles 2017. Toutefois, sans annoncer qu'il se représentera, il indique que la politique qu'il a mise en œuvre devra se poursuivre. Résumé de l'interview:



Dernière interview du quinquennat de François Hollande ce 14 juillet
Que vous venait-il à l'esprit en pénétrant dans cette pièce il y a quelques instants? Je me suis dis que c'était un défilé magnifique. Ce qui me vient à l'esprit, c'est l'engagement, le mien et celui des Français. Emmanuel m'accompagne et réalise des réformes depuis 2012. Mais la règle de cohérence du gouvernement doit être respectée. Si elle n'est pas respectée, cela engendre la sortie du gouvernement.
La France va-t-elle mieux? Ça va mieux, effectivement, puisque la croissance est revenue avec relance de la production, amélioration du pouvoir d'achat, créations d'emploi. Le Brexit est une décision malencontreuse mais souveraine. Cela ne doit néanmoins pas engendrer de conséquences sur notre pays. Le Gouvernement fera tout ce qu'il pourra dans ce sens. J'ai d'ailleurs mis en place un certain nombre de dispositifs envers les PME, l'investissement européen.
Il n'y a jamais autant de chômage ni de dettes en France...  J'ai hérité d'un pays si malade qu'il aurait fallu l'hospitaliser. Il fallait compenser l'endettement du pays, c'est ce qui a engendré une hausse d'impôts qui a culminé en 2013. Cet automne, si la France connaît une croissance supérieure à celle de 2015, nous mettrons en place une nouvelle baisse d'impôts.
Le chômage ne retrouvera pas sa situation de 2012 en 2017: est-ce un pari déjà perdu? Nous aurons une inversion de la courbe du chômage, mais pas suffisamment. Il va donc falloir poursuivre les efforts que nous avons engagés, faute de quoi, il y aura de nouveau une stagnation économique et ne hausse du chômage.
Pour mettre en œuvre la loi Travail, il faudra éditer plus de 120 décrets. Cela sera-t-il fait? Cela sera fait immédiatement. Grâce à cela, les salariés auront la possibilité de mieux se former, il sera mieux protégé du chômage. Les jeunes, 150 000 d'entre eux, vont bénéficier de la garantie jeunes. Enfin, la loi va permettre la réalisation d'accords d'entreprises qui sauvegarderont des emplois, par exemple Peugeot, qui devait licencier 8 000 personnes, va finalement créer 1 000 emplois en CDI.
Cette loi vous a-t-elle décrédibilisé? Pour agir, il ne faut pas avoir peur. En initiant cette loi, je m'inscris dans la droite ligne du Front Populaire  en 1936 qui a permis de créer les conventions collectives. Cette loi est bonne pour notre pays.
Les 50 milliards d'économies ne seront finalement pas réalisés... 46 milliards seront réalisés. Mais nous avons eu des dépenses de sécurité (police, armée), nous avons dû répondre aux difficultés des agriculteurs et nous avons estimé devoir augmenter les salaires des fonctionnaires. En 2017, la situation globale de notre pays sera meilleure qu'en 2012.
Sur les réseaux sociaux, tout le monde parle du coiffeur de l’Élysée... J'ai fait baisser et le budget et les effectifs de l’Élysée (de 109 millions à 100 millions d’euros) ainsi que mon salaire
Avec le Brexit, l'Europe est fracturée. Que va-t-il se passer? Tout d'abord, le Gouvernement britannique doit mettre en œuvre la décision des électeurs du Royaume Uni. On ne peut pas avoir dehors ce qu'on avait dedans: c'est fini. J'ai donc pris l'initiative de demander à l'Europe un budget supplémentaire pour la Défense extérieure, y compris une force de projection. Deuxième initiative: faire en sorte que les jeunes puissent mieux accéder à l'emploi. Troisième initiative: organiser de grands débats sur la démocratie en Europe.
Quant à José Manuel Barroso? José Manuel Barroso va rejoindre Goldman Sachs: c'est légal mais moralement inacceptable.
Et l'état d'urgence? Il va prendre fin le 26 juillet. Vous confirmez qu'ils ne sera pas reconduit? Je le confirme et cela  suite à la loi anti-terroriste votée par le Gouvernement qui donne des garanties d'action contre le terrorisme. Toutefois, nos adversaires, les islamistes fondamentalistes, peuvent encore chercher à frapper. La France, sans intervenir au sol, va engager son soutien à l'Irak. En France, Vigipirate sera maintenu à son maximum. Passons sur la réussite sécuritaire de l'Euro 2016. Les effectifs de police et de gendarmerie seront maintenus, ceux des militaires passeront de 10 000 à 7 000.
Sur le plan de la politique générale, il appartient à la France de maintenir la cohésion nationale, notamment lorsque l'on constate la montée du Front National. Je dois réunir tous les Français, protéger la "Maison France" et garantir la cohésion nationale pour que la France demeure un grand pays et puisse avancer.


Henri Vario-Nouioua






Henri Vario-Nouioua






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