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Sénégal d'Aujourd'hui
14/08/2009 - 14:00

Etats Unis d'Adrique : situation et position du Senegal

La conjoncture géopolitique et géostratégique qui caractérise l’Etat du Sénégal entre 2007 et 2009 amène analystes et politologues à offrir, avec pertinence, des approches et des cadres y afférents. L’élite nationale estime, dans un grand nombre, que la construction de l’économique en AFRIQUE demeure, certainement, la priorité après la réalisation des fondements et des ressorts de l’Etat-Nation



La démocratisation et la décentralisation avancent. Mais la précarité sociale demeure du fait, certes, de son relief qui a atteint une dimension d’un niveau indicible. Des tendances fortes de la géopolitique ou de la géostratégie se précisent, mais leurs manifestations, sauf erreur, pourraient provenir, dans une large mesure, de simples luttes de pouvoir. Oui, il y a lieu de s’interroger, avec juste raison, sur la situation du Sénégal. Pour appeler l’attention du pouvoir sur la délicatesse de sa position par rapport à l’évolution institutionnelle dans la sous région. Il serait, cependant, intéressant de noter un fait : les populations africaines, sans se désintéresser de la géopolitique, consolident tous leurs acquis et avancent pour réaliser un futur auréolé d’espoir.

Le capitalisme cherche, en ne privilégiant que la rentabilité financière ou le mercantilisme, à maintenir l’AFRIQUE dans une dimension géostratégique dont l’essence est, au demeurant, l’impasse entretenue par la conflictualité, voire, l’instabilité politique. Les cas de la Rd Congo (victime de ses immenses richesses), du Soudan (qui ne mériterait pas d’exploiter tranquillement son pétrole), du Tchad (pour les mêmes motifs) sont, en ce sens, assez édifiants. Et la liste n’est pas exhaustive ! Nous devons comprendre ces enjeux qui expliquent la balkanisation et l’impossibilité de pouvoir accélérer l’intégration politique, économique africaine. L’urgence consiste à évacuer l’impasse dans laquelle les puissances d’argent ont installé l’Afrique.

Au Sénégal l’expansionnisme n’a jamais été une préoccupation du pouvoir politique. Et son élite a toujours refusé d’être un vivier d’hommes liges au service d’un quelconque système. Bien que l’acculturation ait failli perdre certaines consciences individuelles de haut vol ! Senghor a tenu compte de Cheikh Anta Diop et de Majmouth Diop ; Abdou Diouf a, à son tour, intégré la ligne panafricaniste de Abdoulaye Wade. Enfin Abdoulaye Wade continue, avec constance et cohérence, à lutter afin que l’intégration africaine puisse se réaliser. Suggérer des voies d’approche pour hâter le fédéralisme africain, par le biais de l’intégration politique, vient confirmer NKRUMAH, JOMO KENYATA, NYERERE, LUMUMBA et SENGHOR. Qui estimaient que la réalisation d’un gouvernement des Etats-Unis D’Afrique restait, sans conteste, la seule voie pour assurer à l’Afrique son émancipation et son épanouissement.

Comment ne pas appuyer le Chef de l’Etat du Sénégal dans sa volonté politique de juguler les effets produits par l’atomisation engendrée en AFRIQUE par la balkanisation ? En substance, mener une lutte fascinante pour une « essentialisation » immédiate et continue de l’intégration africaine.

• Le NEPAD
• Les efforts déployés pour la réduction de la conflictualité en Afrique
• La constance dans la bataille menée pour que l’Afrique dispose d’un mandat permanent au Conseil de Sécurité de l’O.N.U.

• La même constance dans la bataille pour que le Gouvernement des Etats-Unis D’Afrique puisse démarrer.

Sont autant de preuves pour comprendre que le Sénégal n’est point inquiété par des luttes de pouvoir qui pourraient déboucher sur une situation de non-Etat, mais s’en préoccupe avec une attention soutenue.

C’est pourquoi l’acquis institutionnel réalisé au travers de l’Etat-Nation bâti entre 1960 et 2000 se consolide. Et rien ne saurait, incha allah, l’atomiser.

Le pouvoir politique exercé par Me Wade depuis avril 2000 a réussi à maintenir les équilibres institutionnels. A renforcer la décentralisation pour éradiquer la centralisation de type jacobin. Enfin, à amorcer l’émergence pour la modernisation en vue du rétablissement de la symétrie entre l’économique et le social.

La gouvernance, au Sénégal, est, cependant, pluridimensionnelle. C'est-à-dire que le pouvoir est exercé par l’Etat, la tradition, la religion et les populations. Populations dans lesquelles sont les musulmans très confrériques, les chrétiens très orthodoxes, les animistes très enracinés, les adhérents aux obédiences philosophiques très laïcistes. Qui sont, dans leur majorité, des citoyens très avertis. Sans négliger la réduction de l’obscurantisme et le précieux apport de la médiatisation qui a débouché sur la conscientisation collective, le formatage civique et une sensibilisation citoyenne d’échelle.

Le Sénégal tient compte de l’environnement géostratégique sous régional pour bien améliorer son système de pertinence politique. C'est le lieu de passer, grâce à une chirurgie chaude, à une analyse critique des recommandations faites par la presse qui signale l’héritage laissé par Senghor et Abdou Diouf. Senghor et Diouf ont laissé un Etat-Nation. Comme la France nous a laissé une colonie. Senghor n’a pas créé la Nation Sénégal.

La tâche de Wade est plus ardue parce qu’il doit construire un État dans toutes ses dimensions. C'est-à-dire un pouvoir institutionnel, une économie et un social. Et il lui revient de le réaliser dans une Nation où il y a une réelle absence de corrélation entre le niveau des besoins et celui des ressources.

Cependant, comment un pays qui a réussi à :
• Intégrer la pratique de la démocratie participative,
• Éradiquer le centralisme jacobin avec toutes ses inconséquences,
• Se servir du développement local pour promouvoir le développement à la base,
• donner un contenu réel à son option panafricaniste, pourrait-il basculer dans un désordre et une décroissance de nature à empêcher sa croissance ?
Wagane FAYE


Source: Rewmi


Awa Diakhate







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