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18/09/2009 - 12:06

Farouk Hosni, candidat contesté à l'Unesco, en tête

Candidat contesté au poste de directeur général de l'Unesco, l'Egyptien Farouk Hosni est arrivé en tête au premier tour de l'élection jeudi, mais avec un score insuffisant pour être déclaré vainqueur.



En compétition avec huit autres candidats, il a obtenu 22 voix sur les 58 du Conseil exécutif, sorte de "conseil d'administration" de l'organisation des Nations unies dédiée à la science, l'éducation et la culture, a déclaré une porte-parole de l'organisation, Sue Williams.

Un second tour doit être organisé vendredi. Tous les candidats peuvent postuler à nouveau et il faut obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés pour être élu, donc trente voix si tout le monde vote.

S'il est désigné pour succéder à l'actuel directeur général japonais Koïchiro Matsuura, Hosni sera ensuite formellement élu en octobre par la Conférence générale de l'organisation, qui rassemble les représentants des 193 Etats membres.

Farouk Hosni, 71 ans, ministre de la Culture dans son pays, devance notamment la candidate bulgare Irina Gueorguieva Bokova qui obtient huit voix et la commissaire européenne autrichienne Benita Ferrero-Waldner, qui obtient sept voix.

Le Russe Alexander Vladimirovich Yakovenko obtient aussi sept voix, de même que l'Equatorienne Ivonne Juez. La Lituanienne Ina Marciulionyte obtient trois voix, les autres candidats obtenant entre deux voix et aucune.

Le scrutin a été précédé d'un vif débat au plan international en raison des accusations d'antisémitisme portées contre le ministre égyptien.

Proche du président de son pays Hosni Moubarak, soutenu par l'Union africaine et la Ligue arabe, Farouk Hosni serait, s'il était élu, le premier Arabe à diriger l'organisation.

La France, où se trouve le siège de l'Unesco, n'a pas exprimé officiellement de préférence, avançant son statut de pays hôte pour expliquer sa neutralité.

Candidat d'un pays dont Amnesty International épingle chaque année les pratiques répressives, notamment en matière de liberté d'expression, il avait déclaré en 2008 qu'il brûlerait lui-même les livres israéliens s'il en trouvait dans les bibliothèques égyptiennes.

Il avait prononcé cette phrase dans les couloirs du Parlement égyptien lors d'une altercation avec un député des Frères musulmans.

"Je veux dire solennellement que je regrette les mots que j'ai prononcés (...) Ces mots sont à l'opposé de ce à quoi je crois et de ce que je suis (...) Rien ne m'est plus étranger que le racisme, la négation de l'autre ou la volonté de porter atteinte à la culture juive, ou à toute autre culture", écrit le ministre égyptien sur le blog qu'il a ouvert.

S'il met souvent en avant son action pour rénover des synagogues en Egypte, en tant que ministre chargé du patrimoine, Farouk Hosni s'en est pris publiquement à l'"infiltration des juifs dans les médias internationaux" et a fait inviter au Caire le philosophe Roger Garaudy, qui nie la réalité de l'extermination des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

Interrogé en août sur la candidature de Farouk Hosni, Bernard Kouchner avait laissé transparaître son embarras.

A la question de savoir si le ministre égyptien était "fréquentable", le ministre des Affaires étrangères s'était contenté de répondre, après un silence: "Il est candidat".

Nicolas Sarkozy a cependant expliqué début septembre que Farouk Hosni avait fait amende honorable et a insisté sur le rôle prépondérant joué par l'Egypte, seul pays arabe à avoir signé un traité de paix avec Israël.

L'Elysée souligne également qu'Israël ne s'oppose pas au candidat de l'Egypte et que le président américain, Barack Obama, "n'a rien dit" sur le sujet.

En mai, dans une tribune publiée par Le Monde, le prix Nobel de la paix Elie Wiesel, le cinéaste Claude Lanzmann et le philosophe Bernard-Henri Lévy avaient appelé la communauté internationale à "s'épargner la honte" d'une telle élection.

"Farouk Hosni est le contraire d'un homme de paix, de dialogue et de culture. Farouk Hosni est un homme dangereux, un incendiaire des coeurs et des esprits", écrivaient-ils.


Source: Reuters via Yahoo News


Awa Diakhate







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