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Europe
07/04/2009 - 15:34

Gordon Brown est acculé à la rigueur budgétaire

Le quart d'heure de gloire que Gordon Brown a connu en tant qu'expert ès affaires économiques mondiales n'aura duré que quelques mois. Maintenant que le déficit budgétaire britannique atteint le chiffre affolant de 11 % du PIB, le premier ministre ne peut plus vraiment se permettre d'inciter les autres dirigeants de la planète à adopter des dispositifs de relance toujours plus volontaristes.



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La récession, qui se révèle plus grave que prévu, met à genoux les finances publiques britanniques. Les recettes comme les dépenses sont orientées dans le mauvais sens. Le déficit budgétaire exprimé en pourcentage du PIB sera bien supérieur au taux de 7 % que le Royaume-Uni avait connu en 1976, année où le pays avait dû faire appel à l'aide du Fonds monétaire international (FMI).

Même si le PIB se reprend en 2010, le budget restera soumis à l'austérité. La Royal Bank of Scotland estime que le gouvernement va avoir besoin de lever quelque 200 milliards de livres sterling (220 milliards d'euros) sur les marchés, en 2009 et 2010.

Gordon Brown et son chancelier de l'Echiquier, Alistair Darling, semblent bien avoir pris note. Le budget qui sera présenté le 22 avril promet d'être davantage axé sur la rigueur des prochaines années que sur les effets stimulants présents. Le prébudget communiqué en novembre 2008 annonçait déjà un tour de vis de 38 milliards de livres (2,6 % du PIB) par an. Mais ce n'est pas suffisant.

A l'Institut d'études sur les finances publiques (Institute of Fiscal Studies, IFS), on pense que, au rythme où vont les choses aujourd'hui, la dette nationale pourrait passer de 42 % du PIB à 90 % du PIB en 2050... et se maintenir à ce niveau. L'IFS estime qu'il faudra trouver 39 milliards de livres de plus pour que les recettes fiscales couvrent les seules dépenses courantes en 2015. Les intérêts dus représenteraient quant à eux une charge supplémentaire équivalente à environ 1,5 % du PIB.

Le gouvernement se trouve donc face à des options peu engageantes. L'IFS suggère un gel absolu des dépenses pendant cinq ans. On pourrait encore imaginer une augmentation annuelle des impôts de 1 250 livres par foyer. La solution choisie consistera probablement à réduire des dépenses en accroissant la pression fiscale.

L'état pourrait aussi décider de financer la plupart de ses dépenses par la création monétaire plutôt que par l'emprunt. Ainsi, le gouvernement échapperait aux caprices d'investisseurs versatiles, moyennant le risque de voir l'inflation échapper à tout contrôle.

Le G20 a appelé à la plus grande rigueur budgétaire à moyen terme. M. Brown a une belle occasion de prouver que ce n'était pas là des paroles en l'air.



Source: Yahoo News

Awa Diakhate



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