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Afrique et Moyen-Orient
27/03/2021 - 12:22

L'Éthiopie affirme que l'Érythrée a accepté de retirer ses forces du Tigré

L'Éthiopie a déclaré que l'Érythrée allait retirer ses troupes de la région du Tigré, quelques jours après qu'Addis-Abeba ait finalement admis que son voisin soutenait la guerre qu'elle y mène depuis des mois.



On savait depuis longtemps que les soldats érythréens aidaient le gouvernement éthiopien dans sa campagne contre l'ancien parti au pouvoir dans la région, le Front populaire de libération du Tigré (TPLF).

De nombreux rapports accusent les Érythréens de commettre des atrocités contre les civils du Tigré, notamment des massacres, des tortures et des viols collectifs.

Au début du mois, les Nations unies ont déclaré avoir vérifié "des rapports faisant état de violations et d'abus graves" commis par les troupes érythréennes dans le centre du Tigré. 


"De graves violations du droit international, qui peuvent être assimilées à des crimes de guerre et à des crimes contre l'humanité, pourraient avoir été commises", avait-elle ajouté.

À l'issue d'une rencontre avec son homologue érythréen Isaias Afwerki, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a déclaré vendredi que l'Érythrée avait accepté de retirer ses forces de la frontière du Tigré.

Cependant, des soldats portant des uniformes érythréens ont été vus dans les grandes villes de la province.

Antony Blinken, le secrétaire d'État américain, a exigé au début du mois que les soldats érythréens soient remplacés par des forces de sécurité qui respecteraient les droits de l'homme.

Il a déclaré qu'il y avait eu des actes de "nettoyage ethnique" dans la région, une allégation rejetée par l'Éthiopie.

Depuis le début de la guerre en novembre, des milliers de personnes ont été tuées et des centaines de milliers d'autres ont été contraintes de fuir leur foyer.



L'un des massacres présumés a eu lieu à Axum fin novembre, selon Amnesty International.

Après s'être entretenu avec 41 survivants, le groupe de défense des droits a publié en février un rapport décrivant en détail comment les troupes érythréennes ont "systématiquement tué des centaines de civils non armés". Elle a déclaré que ces homicides pouvaient être assimilés à des crimes contre l'humanité. 


Les violences sexuelles ont également été très répandues pendant le conflit. Plus de 500 cas de viols ont été signalés dans cinq cliniques du Tigré.

Le nombre réel serait bien plus élevé, en raison du manque de structures sanitaires et de la stigmatisation du viol.

"Les femmes disent avoir été violées par des acteurs armés, elles ont également raconté des histoires de viols collectifs, de viols devant les membres de leur famille et d'hommes contraints de violer les membres de leur propre famille sous la menace de la violence", a déclaré cette semaine Wafaa Said, membre de l'ONU.

M. Abiy a reconnu mardi que des viols avaient été commis pendant la guerre et a promis de punir les responsables.

La semaine dernière, la responsable des droits de l'homme des Nations unies, Michelle Bachelet, a déclaré que son organisation allait travailler avec la Commission éthiopienne des droits de l'homme (EHRC) à une enquête conjointe sur les atrocités commises dans le Tigré.

Victor Delhaye-Nouioua










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