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Europe
29/05/2009 - 19:27

L'UE reste populaire en Europe de l'Est

Cinq ans après son élargissement aux pays d'Europe centrale et orientale, l'UE reste populaire chez les Européens de l'Est mais cela ne devrait pourtant pas les inciter à voter en masse lors des élections.



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Les Etats de l'ex-bloc communiste ont profité pendant plusieurs années d'une forte croissance économique mais sont aujourd'hui frappés de plein fouet par la crise financière. Certains d'entre eux - Hongrie, Roumanie ou Lettonie - ont dû avoir recours aux aides du Fonds monétaire international.

Dans ce contexte, l'appartenance à l'Union européenne est considérée comme une sécurité et a poussé la Pologne, entre autres, à accélérer les préparatifs de sa candidature à l'euro.

"L'UE reste attractive pour la plupart des nouveaux citoyens de l'UE dans l'Est. Dans de nombreux pays, on a largement conscience que l'adhésion à l'UE protège des pires conséquences de la crise économique", souligne le cercle de réflexion pro-européen DemoEuropa, basé à Varsovie.

"C'est pourquoi dans ces pays les élections au Parlement européen sont peu susceptibles de tourner au vote sanction contre l'UE ou les pouvoirs pro-UE, même si là où la crise s'est accompagnée d'une mauvaise gestion (...) les partis aux affaires risquent d'accuser le coup."

Plus de 375 millions d'Européens sont appelés à voter entre le 4 et le 7 juin, selon les pays, pour renouveler les députés qui siègent à Strasbourg.


Source: Reuters via Yahoo News

Dans les pays de l'Est, les sondages témoignent d'une forte adhésion à l'UE.

C'est le cas en République tchèque, dont le président Vaclav Klaus est un eurosceptique notoire, où seulement 15% de la population se dit insatisfaite d'être des Vingt-Sept.

"Je vois dans tout le pays de nombreux projets financés par l'UE, et la libre circulation des travailleurs est pour moi un avantage évident", explique Jan Kolarik, 27 ans, employé dans le secteur du tourisme en République tchèque.

Depuis 2004, des millions d'Européens de l'Est ont migré vers l'Ouest, notamment en Grande-Bretagne et en Irlande, pour y trouver un emploi mieux rémunéré ou y poursuivre leurs études.

En Pologne, le plus vaste des ex-membres du bloc communiste entrés dans l'UE, l'Union recueille jusqu'à 85% d'opinions favorables. En Hongrie, dont l'économie devrait accuser une contraction de 7% cette année, la cote est de même élevée.

"C'est bien que le soutien et les prêts de l'UE aident la Hongrie à se battre pour sortir de la crise économique", note Adrienn Szabo, 26 ans, qui enseigne le hongrois aux étrangers.

Les Bulgares disent faire plus confiance aux institutions européennes qu'à leur gouvernement ou leur parlement, dont l'image a été ternie par des affaires de corruption.

Globalement, les jeunes et les personnes les plus éduquées sont les plus enclins à reconnaître les bénéfices obtenus grâce à l'UE.

Mais tous dans la région se disent plus préoccupés par l'inflation et la montée du chômage que par les questions parfois abstraites comme la réforme institutionnelle, qui prévalent à Bruxelles.

"En ce moment, les gens s'inquiètent plus des coupes sociales que notre gouvernement envisage", souligne Dainis Skrinda, banquier de 26 ans dont le pays, la Lettonie, devrait accuser une contraction du PIB de 16,5% en 2009, la plus forte de la région.

"Je pense que la participation aux élections européennes sera faible car les gens ne veulent plus s'engager. Il n'y plus ni espoir ni confiance. C'est difficile de dire si quelque chose s'est vraiment améliorée depuis qu'on est entré dans l'UE."

Pour DemoEuropa, les électeurs démontreraient leur méconnaissance du rôle du parlement et, sans doute, leur perception faussée quant à la présumée faible place tenue par les derniers entrants s'ils boudaient les urnes.

Comme en Europe de l'Ouest, où l'abstention s'annonce élevée, les partis situés aux extrêmes pourraient profiter d'une faible participation - notamment l'extrême droite qui tente de nourrir chez les électeurs la peur des minorités et le sentiment de perte de la souveraineté nationale.

Les commentaires recueillis dans les rues suggèrent d'ailleurs que le discours populiste trouve son auditoire.

"La Pologne n'existe plus vraiment. Elle n'existe plus que dans la théorie depuis que le droit européen prime sur le droit national", estime ainsi Stefan Kozlowski, 68 ans.


Source: Reuters via Yahoo News

Awa Diakhate



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