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04/12/2009 - 14:45

La faible reprise devrait peser sur la qualité du crédit en 2010

L'agence de notation financière Standard & Poor's estime que la faiblesse attendue de la reprise économique en 2010 va continuer à peser sur la qualité du crédit des entreprises qui s'est considérablement dégradée en 2009.



"Si le pire de la récession semble être derrière nous (...), la qualité du crédit pourrait se détériorer davantage car nous attendons une reprise très faible en 2010", a souligné Blaise Ganguin, responsable crédit pour l'Europe chez S&P, lors d'une conférence de presse.

Il estime qu'entre 55 et 75 sociétés européennes notées dans la "catégorie spéculative" (en-dessous de "BBB") pourraient faire défaut en 2010, ce qui représenterait un taux de défaut compris entre 8,7% et 11,1%.

"Si le taux de défaut annuel a probablement atteint son sommet (13,1%) au 3e trimestre 2009, nous nous attendons à ce qu'il continue à un niveau doublement plus élevé que sa moyenne annuelle", ajoute-t-il.

"2009 a été une torture pour nombre de sociétés européennes et l'étau ne se desserrera pas beaucoup en 2010", explique-t-il.

Selon lui, les perspectives très médiocres de l'investissement des entreprises européennes, la poursuite de le hausse du chômage, des conditions d'octroi de crédit par les banques toujours restrictives, le risque d'une hausse des taux d'intérêt et des impôts et un euro toujours fort seront "autant de défis de taille pour la qualité du crédit corporate en 2010".


Selon Standard & Poor's, le resserrement des spreads de crédit en 2009 s'explique par une offre globale de financement dans le monde excédant la demande de 900 milliards de dollars. Pour 2010 en revanche, l'agence estime que la demande excèdera l'offre de 1.500 milliards d'euros, ce qui risque de peser sur les taux.

Au 31 octobre 2009, S&P a abaissé les notes de 164 entreprises non financières européennes et en a relevé 29. 90 banques ont vu leurs notes dégradées pour neuf relèvements. Le secteur des assurances a le moins souffert avec 24 abaissements pour neuf relèvements.

Le ratio abaissement/relèvement s'établit globalement en Europe à 5,7 pour un contre 3,6 pour un au cours des dix premiers mois de 2008. La part globale des dégradations des sociétés notées par S&P atteint 41% du portefeuille contre 32% en 2008, tandis que la part des relèvements est tombée de 9% à 7%.

Carol Sirou, présidente de S&P Paris, a précisé qu'en France, sur 218 entreprises et entités du secteur public notées par l'agence au 30 novembre, 62 ont été dégradées et six relevées (contre respectivement 71 et 7 en 2008). Deux groupes ont fait défaut, Thomson et Akerys Holding, contre un seul en 2008 (Belvédère). 56% des notes sont sous perspective stable, 40% sous perspective négative et 3% sous perspective positive.

Dans le secteur des entreprises non financières, 15 notes ont été abaissées parmi lesquelles celles d'Alcatel-Lucent (de "B+" contre "B"), Saint-Gobain (de "BBB+" à "BBB"), Peugeot (de "BBB" à "BB+") et Renault (de "BBB-" à "BB"), ou encore Wendel (de "BB+" à "BB")

"La moyenne des notes des grandes banques françaises est aujourd'hui de "A+" contre "AA-" avant 2008, en ligne avec la moyenne européenne", a ajouté Carol Sirou, qui estime que "la tendance demeurera assez négative pour le secteur bancaire en 2010".

Parmi les notes dégradées, celle de BNP Paribas est passée de "AA+" à "AA", et celle de Société générale de "AA-" à "A+".


Source: Reuters via Yahoo News


Awa Diakhate






Awa Diakhate

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