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Afrique et Moyen-Orient
09/07/2009 - 16:12

Le G8 fixe un ultimatum à l'Iran sur le nucléaire

Le G8 a donné mercredi une nouvelle chance à la négociation avec l'Iran sur le dossier nucléaire mais s'est donné rendez-vous en septembre pour en évaluer les résultats.



A ce moment-là, les dirigeants du G8 feront le point sur les avancées éventuelles ou l'absence d'avancées, a précisé le président français, Nicolas Sarkozy. "S'il n'y a pas d'avancées, nous serons amenés à prendre des décisions", a-t-il averti lors d'une conférence de presse.

L'Américain Mike Froman, conseiller adjoint à la sécurité nationale de la Maison blanche, a déclaré de son côté que les discussions des chefs d'Etat et de gouvernement du G8 avaient traduit "une impatience collective à l'égard de l'Iran".

Dans une déclaration diffusée mercredi soir, les pays du G8 se disent déterminés à trouver une solution diplomatique au dossier.

"La réunion du G8 en marge de la séance d'ouverture de l'assemblée générale des Nations unies en septembre prochain sera l'occasion de dresser le bilan de la situation", notent les pays du G8. Cette réunion précédera le sommet du G20 à Pittsburgh, programmé les 24 et 25 septembre.

Cette déclaration "montre l'unité du G8 face à la situation en Iran" et "une grande communauté de vue, y compris de la Russie, pour donner sa chance à la négociation avec un rendez-vous qui sera Pittsburgh", a dit le président français, précisant qu'elle était le fruit de discussions franches et d'un compromis avec le président russe Dmitri Medvedev.

Il s'agit notamment de donner au président iranien Mahmoud Ahmadinejad, réélu, qui doit prêter serment en août et nommer un nouveau gouvernement, la possibilité de saisir la main tendue par le président américain Barack Obama, a-t-il expliqué.

Nicolas Sarkozy a laissé entendre que faute d'avancée en septembre dans les négociations avec l'Iran, l'une des hypothèses était un renforcement des sanctions internationales.

"Nous n'évoquons pas les sanctions dans la déclaration mais l'esprit et ce qu'on s'est dit c'est ça", a dit le président français qui a refusé de dire si ces nouvelles sanctions pourraient aller jusqu'à un recours à la force.

Depuis le début de la crise, en 2002-2003, Téhéran, qui affirme que ses programmes nucléaires visent uniquement à maîtriser les usages civils de l'atome, a rejeté les ouvertures des Occidentaux, qui soupçonnent la république islamique de vouloir se doter de la bombe atomique.

"Nous espérons sincèrement que l'Iran saisira cette occasion de donner une chance à la diplomatie afin de trouver une solution négociée à la question nucléaire", déclare le G8.

"Dans le même temps, nous restons profondément préoccupés par les risques de prolifération posés par le programme nucléaire de l'Iran", ajoute-t-il.

Soulignant leur inquiétude face au risque de prolifération nucléaire, le groupe des huit pays les plus industrialisés a par ailleurs appelé à un moratoire sur tous les types d'essais nucléaires alors que la Corée du Nord, autre pays dont les programmes inquiètent, a procédé le 25 mai dernier au deuxième essai nucléaire de son histoire.

Ils ont également plaidé pour l'ouverture rapide de négociations sur un traité qui interdirait la production de matériaux fissiles servant à fabriquer des bombes et confirmé que Washington accueillerait en mars 2010 un sommet sur la sécurité nucléaire dans le monde.

"Il s'agit d'un autre élément important de la politique de non-prolifération que (Barack Obama) a proposée", a dit Mark Lippert, conseiller de la présidence américaine.

Le G8 demande par ailleurs à l'Iran de régler sa situation post-électorale "par le dialogue démocratique" et "dans le respect de l'état de droit".

Le résultat contesté de la présidentielle du 12 juin, qui a vu la réélection à un second mandat du président sortant, le conservateur Mahmoud Ahmadinejad, a provoqué de grandes manifestations qui ont été réprimées par les forces de sécurité.

Nicolas Sarkozy a de nouveau jugé "profondément choquante" la violence de la répression exercée à l'encontre "du désir légitime de vérité du peuple iranien". "Dire cela, ce n'est pas s'ingérer dans les affaires de l'Iran car les premiers à demander la vérité, ce sont les Iraniens eux-mêmes", a-t-il ajouté.


Source: Reuters via Yahoo News

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