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15/04/2009 - 18:21

Le père d'Elise souhaite une solution à l'amiable

Le père d'Elise, fillette franco-russe de trois ans enlevée fin mars par sa mère dans le sud de la France et retrouvée en Hongrie, a tendu la main à son ex-femme pour trouver une solution à l'amiable.



Le retour de la petite fille en France a été salué par les autorités françaises mais a aussi suscité des grincements de dents du côté de Moscou.

Au terme de deux jours de voyage, Elise et son père français, Jean-Michel André, sont arrivés mardi en fin d'après-midi à Marseille.

"On aspire à se reposer puis à se remettre au travail pour trouver une solution à cette situation absurde en accord avec les autorités françaises et russes", a déclaré Jean-Michel André à des journalistes rassemblés devant les studios d'une chaîne de télévision locale.

"Je garde la main tendue, je veux qu'on trouve une solution à cette situation pour le bien d'Elise", a-t-il ajouté.

A ses côtés, son avocat, Victor Gioia, tenait dans ses bras la petite fille, vêtue d'un petit pull marin.

Jean-Michel André a récupéré sa fille lundi soir dans l'est de la Hongrie. Elise avait été repérée la veille en compagnie de sa mère, de nationalité russe, alors qu'elles tentaient de traverser la frontière avec l'Ukraine.

"Elle est fatiguée car elle a beaucoup voyagé dans des conditions inhabituelles", a déclaré Jean-Michel André à propos de sa fille.

"J'aimerais qu'elle retourne à l'école maternelle le plus vite possible à Arles. On ne peut pas vivre avec la peur, je ne vais pas partir refaire ma vie en Amérique du Sud, il faut trouver une solution civilisée", a-t-il insisté.

L'affaire Elise a provoqué l'irritation des autorités russes. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a qualifié de "hâtive" la décision hongroise de renvoyer la fillette franco-russe en France et a promis que Moscou ferait tout pour protéger les intérêts de ses ressortissants.

A Paris, le ministère des Affaires étrangères s'est prononcé pour une "solution conforme à l'intérêt supérieur de l'enfant en concertation étroite avec les autorités russes et les parents". La ministre de la Justice, Rachida Dati, a salué pour sa part "la détermination des magistrats et enquêteurs" dans cette affaire.

Au cœur d'un imbroglio juridico-familial, Elise avait été enlevée le 20 mars à Arles (Bouches-du-Rhône) par deux hommes et une femme alors qu'elle rentrait de l'école avec son père.

Sa disparition avait provoqué le recours à la procédure officielle "d'alerte enlèvement", qui prévoit la diffusion par la presse de messages réguliers afin d'obtenir des témoignages.

La mère, Irina Belenkaïa, qui a été placée en garde à vue par la police hongroise, fait l'objet en France d'une information judiciaire pour "soustraction de mineur par ascendant". Elle était visée avant son arrestation par deux mandats d'arrêt européen émis par la justice française, l'un après le dernier enlèvement, l'autre après avoir tenté d'enlever sa fille une première fois en 2007.

Une seconde information judiciaire, visant les deux hommes ayant participé au rapt, a été ouverte contre X.

Jean-Michel André doit rencontrer mercredi le juge d'Aix-en-Provence, un rendez-vous pris de longue date dans le cadre de la procédure lancée contre son ex-femme. Interrogé par la presse, il s'est montré évasif quant à un éventuel retrait de sa plainte.

Selon son avocate, Catherine Dejean, Irina Belenkaïa a commis un "acte de désespoir" en récupérant sa fille.

"Elle était dans une situation où elle ne voyait pas le moindre espoir de revoir sa fille un jour", a-t-elle dit à la presse. "Il faut vraiment que les parents, que les médiateurs interviennent le plus vite possible pour essayer de trouver une solution".

Cette affaire familiale se double d'un différend juridique entre Paris et Moscou, les justices des deux pays ayant rendu des décisions opposées sur le droit de garde de l'enfant.

Le père est lui-même poursuivi en Russie pour être allé chercher sa fille une première fois à l'automne 2008.



Source: Yahoo News

Awa Diakhate








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