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04/02/2019 - 00:36

Les cinq réseaux de la mémoire

Notre cerveau contient environ cent milliards de neurones. Notre mémoire se construit et se réorganise tout au long de notre vie. Selon nos connaissances actuelles (Inserm), elle se compose de cinq réseaux neuronaux distincts :
La mémoire à court terme = mémoire du présent & mémoire de travail [réseau 1]
La mémoire à long terme = 1°) mémoires explicites = épisodique [réseau 2] + sémantique [réseau 3]
2°) mémoires implicites = procédurale [réseau 4]+ perceptive [réseau 5]
Ces 5 réseaux sont interconnectés en permanence.



La mémoire de travail permet par exemple de retenir un numéro de téléphone le temps de le noter, ou de retenir le début d’une phrase le temps de la terminer. Elle fonctionne comme une mémoire tampon où les données peuvent être rapidement effacées, ou envoyées dans la mémoire à long terme pour y être stockées ou fusionnées.

La mémoire sémantique est celle du langage et des connaissances sur le monde et sur soi.

La mémoire épisodique est celle des moments personnellement vécus. Elle permet de se situer dans le temps et l’espace et, ainsi, de se projeter dans le futur. Par exemple, raconter un souvenir de ses dernières vacances ou se projeter dans les prochaines font appel aux mêmes circuits cérébraux.
La mémoire épisodique se constitue entre les âges de 3 et 5 ans. Avec le temps, les détails de ces souvenirs s'effacent au profit des éléments communs à plusieurs souvenirs analogues qui fusionnent et deviennent des connaissances générales, c'est à dire sur le monde et sur soi.
Ainsi, la mémoire épisodique alimente la mémoire sémantique.

La mémoire procédurale est la mémoire des automatismes. Elle permet de conduire, de marcher, de faire du vélo ou jouer de la musique sans avoir à réapprendre à chaque fois les procédures. Ces procédures sont effectuées de façon implicite, c’est-à-dire inconsciente. Ici, c'est le contexte d'apprentissage qui s'efface au profit du savoir-faire.

La mémoire perceptive s’appuie sur nos sens et fonctionne la plupart du temps à l’insu de l’individu. Elle permet de retenir des images ou des bruits sans s’en rendre compte. C’est elle qui permet à une personne de rentrer chez elle par habitude, grâce à des repères visuels. Cette mémoire permet de se souvenir des visages, des voix, des lieux.
Associées, la mémoire procédurale et la mémoire perceptive offrent à l’humain une capacité d’économie cognitive, qui lui permet de se livrer à des pensées ou des activités spécifiques tout en réalisant des activités devenues routinières.

Ce sont les chercheurs de l'Inserm qui indiquent qu'une partie des souvenirs s'efface. Toutefois, cela n'est pas certain et rien ne prouve que l'humain ne pourrait pas faire resurgir tous les détails de notre existence, dans un ordre ou un autre. On pourrait également relire "Dune", roman de science-fiction écrit par Frank Herbert en 1965 dans lequel certains personnages "Ben Gesserit" héritent de la mémoire de leurs ancêtres.
 


Sylvie Delhaye S. D.












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