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Amériques
16/01/2009 - 19:29

Les miraculés rendent grâce au pilote

Survivants d'un accident aussi rare que spectaculaire, les passagers du vol 1549 d'US Airways qui s'est abîmé jeudi dans les eaux de l'Hudson, entre Manhattan et le New Jersey, se savent tous miraculés. Et remercient le pilote de l'appareil, qui a évité la catastrophe.



"Il faut rendre crédit au pilote", résumait Jeff Kolodjay, 31 ans et originaire de Norwalk, dans le Connecticut. "Il a réussi un sacré atterrissage".

Le pilote de l'Airbus A320 d'US Airways, c'est Chesley "Sully" Sullenberger, un ancien membre de l'US Air Force âgé de 57 ans, chez US Airways depuis 29 ans.

Du maire de New York Michael Bloomberg - qui a évoqué "un travail de maître" - aux services de secours, en passant par les passagers, tous ont salué le sang-froid et la maîtrise de Chesley Sullenberg, rapidement élevé au rang de héros américain.

"Je me suis penché vers lui, je lui ai attrapé le bras, et je l'ai juste remercié au nom de nous tous", confie Billy Campbell, un passager qui s'est retrouvé sur un canot de secours avec le pilote, une fois l'avion évacué. "Il a juste répondu 'de rien'".

La femme du commandant a expliqué à CNN qu'elle n'avait pas suivi les événements à la télévision, et qu'elle n'a été informée que par son mari, par téléphone, une fois que tout était fini. "Quand il m'a appelée et m'a dit 'il y a eu un accident', j'ai d'abord pensé que c'était quelque chose de mineur, mais ensuite, quand il m'a raconté les circonstances, mon corps a commencé à trembler et je me suis précipité à l'école pour aller chercher nos filles", a-t-elle déclaré.

"C'est un peu bizarre" d'entendre tout le pays parler de son mari comme d'un héros, a-t-elle ajouté vendredi devant le domicile familial de Californie, précisant que son commandant de mari "adore l'art de l'aviation".

James Ray, porte-parole de l'Association des pilotes américains, qui a parlé au téléphone avec Sullenberger, l'a décrit vendredi comme "en bonne forme physiquement et mentalement, et d'humeur normale". "Il a été très calme, très détendu, très professionnel", a-t-il souligné.

Au-delà des remerciements au pilote, tous les passagers évoquent le bruit de l'explosion quand les moteurs se sont coupés après avoir heurté des oiseaux, et l'eau commençant à monter à l'intérieur de l'appareil rapidement après l'amerrissage.

"J'ai entendu une explosion et j'ai vu des flammes sortir de l'aile gauche, et je me suis dit "c'est pas bon'", expliquait Dave Sanderson, 47 ans, qui occupait le siège 15A. "Ensuite, ça a juste été le chaos contrôlé. Les gens ont commencé à courir vers l'aile. Les gens poussaient les autres sur leur passage".

Après une secousse, Jeff Kolodjay a senti l'avion décrocher, et a vu un des moteurs en feu sur le côté gauche de l'appareil. "Le capitaine a alors dit 'préparez-vous à l'impact, on tombe'. C'était intense", se rappelle-t-il, avant d'évoquer l'eau qui monte et les navires de secours arrivant rapidement sur zone. D'un commun accord, les passagers ont alors décidé que les femmes et les enfants seraient les premiers évacués. "Ensuite, les autres sont sortis", confie Jeff Kolodjay.

Vallie Collins, qui occupait le siège 26D, se souvient d'une femme avec deux enfants en bas âge qui ne savaient pas nager. La femme tenait son bébé contre elle et Collins, déjà sur un canot à ce moment-là, a attrapé l'autre fillette, même pas âgée de trois ans. "Elle avait tellement peur (...) Elle n'arrêtait pas mordiller mon bras gauche, elle n'a pas prononcé un mot", confie-t-elle.

Les services de secours ont pris en charge 78 personnes, sur les 155 à bord, pour des blessures. La plupart souffrait d'hypothermie, de contusions et de blessures légères, la plus gravement touchée étant une femme avec des fractures aux deux jambes.

Environ 70 passagers ont été conduits dans le New Jersey, sur la rive ouest de l'Hudson. Certains "souriaient et semblaient heureux d'être en vie", d'autres étaient "un peu sous le choc", explique Jeff Welz, directeur de la sécurité publique pour la ville de Weehawken, dans le New Jersey. "Je les ai regardés et je me suis dit 'je ne sais pas si j'aurais l'air d'aller aussi bien si j'avais vécu ce qu'ils ont vécu'".


Source: Yahoo News

Awa Diakhate



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