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Régions
30/01/2009 - 17:57

Muté par Sarkozy, le commissaire est "très blessé"

La Manche- Syndicalistes et politiques s'offusquent du double départ forcé de fonctionnaires "exemplaires" dans la Manche.



Après le départ forcé du préfet de la Manche, Jean Charbonniaud, un autre responsable de la sécurité va être muté, à la suite la visite houleuse de Nicolas Sarkozy à Saint-Lô, qui y présentait ses vœux aux enseignants le 12 janvier. Il s'agit du directeur départemental de la police, Philippe Bourgade, 59 ans.

"Mon directeur central m'a appelé avant hier soir pour me dire qu'il fallait que je sois remplacé, que je choisisse une autre affectation", a expliqué hier jeudi celui qui ne sait toujours pas de quoi son avenir sera fait.

Les politiques locaux s'offusquent également. Bernard Cazeneuve, député PS de la Manche, a confié son sentiment à Rue89:"Ce sont deux fonctionnaires exemplaires et d'une grande loyauté à l'égard du gouvernement, mais ils ont été limogés. On assiste à une gestion capricieuse de l'Etat.

Ça résulte plus de la façon du président de la République de gérer ses relations avec le peuple qu'à un manquement des personnes chargées localement de la sécurité.

Cela me conforte dans mon analyse de la remise en cause actuelle des libertés publiques."

De son avenir, justement, Sylvie Feucher, secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale, s'en occupe et s'en préoccupe: "Philippe Bourgade, nous l'avons régulièrement au téléphone parce que nous somme là aussi pour le soutenir. Il reçoit le soutien de tout ses collègues."

L'intéressé "est extrêmement blessé", indique-t-elle à Rue89, "parce qu'il a le sentiment qu'il a fait son travail". Et de rappeler que "le risque zéro en maintien de l'ordre n'existe pas". (Ecouter le son)

"Je n'ai pas vu de débordements"

Les agitations à Saint-Lô étaient-elle d'une ampleur telle qu'elles justifiaient cette double sanction? Sylvie Feucher est loin de le penser:

"On s'entait dans la rue des gens qui avaient envie de s'exprimer, mais ce n'était pas d'une gravité exceptionnelle. En tout cas, moi je n'ai pas vu de débordements."

Ces mêmes gens qui reprochaient d'ailleurs "aux forces de police de ne pas les laisser suffisamment s'approcher du président de la République". Comme le démontre cet extrait de reportage diffusé au journal télévisé de TF1. (Voir la vidéo)

Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a pourtant reconnu ce vendredi que ces manifestations ont "pu être prises en compte" dans ces deux décisions.

"Nous sommes au bout d'une chaîne"

"C'est la quadrature du cercle", commente la secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale:

"En tant que commissaire, on doit permettre l'exercice des libertés publiques, donc le droit de manifester. Et on doit aussi permettre aux personnalités de se déplacer et de s'exprimer en toute sécurité."

Sans compter, ajoute Sylvie Feucher, qu'on "est dans un contexte budgétaire extrêmement serré" et qu'on "demande aussi à la police nationale de participer aux efforts de la nation". Alors, elle envisage de "créer un groupe de travail très rapidement" pour enfin déterminer quel service de maintien de l'ordre veulent les personnalités:



Source: Yahoo News

Awa Diakhate



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