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Afrique et Moyen-Orient
12/11/2009 - 12:44

Netanyahu se dit prêt à discuter avec la Syrie

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est déclaré prêt mercredi à rencontrer le président syrien Bachar Assad, a déclaré un haut responsable israélien.



Netanyahu a tenu ces propos lors d'une rencontre d'un peu plus d'une heure et demie, à Paris, avec Nicolas Sarkozy, au cours de laquelle le président français a prôné une reprise des discussions de paix au Proche-Orient, a dit le responsable israélien.

Nicolas Sarkozy a évoqué la piste syrienne et Benjamin Netanyahu a répondu qu'il était prêt à rencontrer Assad n'importe où, n'importe quand, pourvu qu'il n'y ait aucune condition préalable, a rapporté le responsable israélien à des journalistes accompagnant Netanyahu.

Le président français a reçu le Premier ministre israélien pendant une heure et quarante minutes dans ses appartements privés du palais de l'Elysée.

C'est aussi la durée de l'entretien que Benjamin Netanyahu avait eu deux jours auparavant avec le président américain Barack Obama, à Washington.

Un communiqué commun de trois paragraphes indique que les deux dirigeants ont évoqué "les moyens de relancer sans délai le processus de paix" et "marqué leur accord pour déployer tous les efforts dans ce but". Il est aussi dit qu'ils ont parlé du dossier nucléaire iranien.

Contrairement à ses deux précédentes rencontres avec Nicolas Sarkozy à l'Elysée, Benjamin Netanyahu, raccompagné jusqu'à sa voiture par le président français, est reparti sans dire un mot aux journalistes qui l'attendaient.

Nicolas Sarkozy réclame à chaque occasion le gel de la colonisation israélienne dans les territoires palestiniens, condition, estime-t-il, d'une relance du processus de paix.

Le président français, qui recevra vendredi son homologue syrien Bachar al Assad, a aussi apporté son soutien à Mahmoud Abbas en lui demandant mardi de poursuivre son action "au service des Palestiniens et de la paix".

Netanyahu insiste pour sa part sur la nécessité de prendre en compte la "croissance naturelle" des familles de colons et de bâtir de nouveaux logements pour les Juifs à Jérusalem-Est.

REBUFFADE AMÉRICAINE?

La veille de sa venue à Paris, le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, a reconnu qu'il y avait "un vrai différend politique" entre le Premier ministre israélien et Nicolas Sarkozy.

"Nous avons pensé et pensons toujours que le gel des colonisations, c'est-à-dire ne pas coloniser pendant qu'on parle, serait absolument indispensable", a-t-il dit.

La poursuite de la colonisation israélienne est aussi une pomme de discorde entre Israël et Barack Obama, qui a réservé un accueil plutôt froid, lundi, au Premier ministre israélien.

Contrairement à l'usage, il l'a reçu dans son bureau ovale en l'absence de journalistes et de caméras de télévision, ce que les journaux israéliens ont interprété comme une rebuffade.

Barack Obama a mécontenté le monde arabe en cessant d'exiger qu'Israël cesse d'agrandir ses colonies et en ne lui demandant plus que des marques de "modération".

Mercredi, un haut responsable israélien voyageant avec le Premier ministre a assuré que la rencontre à la Maison blanche avait permis de "briser la glace" entre les deux hommes.

Washington maintient aussi la pression sur les Palestiniens.

Le secrétaire général de la Maison blanche, Rahm Emanuel, a ainsi déclaré que les pourparlers israélo-palestiniens devaient reprendre "sans conditions préalables", alors qu'Abbas a de nouveau exclu mercredi une reprise des négociations sans arrêt de la construction des colonies juives en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Les Palestiniens ont rejeté l'offre de Benjamin Netanyahu de limiter provisoirement à 3.000 logements les constructions dans les colonies de Cisjordanie.

Les perspectives de relance du processus de paix semblent ténues tant que l'avenir politique de Mahmoud Abbas reste incertain.

Le président Assad, attendu jeudi à Paris pour des discussions de deux jours avec des responsables français et notamment avec le président Sarkozy, s'est montré intéressé par une reprise des négociations avec Israël.

Israël et la Syrie ont eu en 2000 des discussions qui ont buté sur l'exigence de la Syrie d'un retrait complet par Israël du plateau du Golan, une hauteur stratégique dont Israël s'est emparé lors de la Guerre des Six Jours, en 1967, et qu'il a annexé.

Grâce à une médiation turque, des contacts limités ont été établis par la suite entre les deux pays, mais ils n'ont débouché sur aucune négociation formelle.

Israël accuse la Syrie de contribuer à l'armement de ses adversaires au Liban et dans la bande de Gaza et il a dans le passé exigé l'arrêt de cette aide comme condition à l'ouverture de discussions de paix.


Source: Reuters via Yahoo News


Awa Diakhate







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