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Sénégal d'Aujourd'hui
04/11/2009 - 16:03

Présidentielle de 2012 : 100 millions de caution pour filtrer les tocards

Ils étaient au départ 14 candidats en lice pour briguer les suffrages des électeurs en 2007. Pour éviter que des inconnus que les sénégalais ne connaissent pas ou pour conjurer des excès de dépenses et faillites à des anciennes icones du pays à l’image de Petit Mbaye, l’Etat du Sénégal envisage d’augmenter la caution à 100 millions de Francs CFA au lieu de 25 millions.



Les socialistes restent zen, et par la voie de leur chargé des élections M. Mbaye Thiam, «ils attendent l’arrêté officiel pour se prononcer».  

Qui ose dégager un pactole de 100 millions et s’engager dans des dépenses tous azimuts pour ne rien gagner au finish? L’Etat du Sénégal va fixer les cautions présidentielles de 2012 à 100 millions pour filtrer les candidats (tocards), mais aussi pour décourager tous ceux qui n’ont pas une solide base financière au risque de se mordre les doigts comme Petit Mbaye. En 2007, ils étaient 14 candidats dont cinq indépendants. Il s’agit de Modou Dia qui récolte 0,13%, Adama Guèye, 0,40%, Petit Mbaye, 0,26%, Lamine Diallo, 0,48% et Jacques Senghor, 0,24%. De quoi donner la nausée. S’y trouve des inconnus à la trempe de Modou Dia qui a marié la nièce du Président Wade, Hindou Wade, demi-sœur de Doudou Wade. Ayant subi des pratiques discriminatoires sous le régime de Diouf à Djiddah, il est le premier ambassadeur nommé de l’alternance. D’aucuns estiment qu’il a été usité par le pouvoir rien que pour figurer dans le jeu démocratique du Sénégal. Il était là pour une ballade.
Louis Jacques Senghor est au moins un petit fils de Senghor, il a voulu tester la popularité de son parti le MLPS et avec son score de «toto», il ne risquera pas de revenir en 2012. Lamine Diallo quant à lui, peut être catalogué dans le même lot de Modou Dia, il est fils d’un ancien ministre socialiste, ce sont des gens qui, pour un but précis, se rendre célèbre et disparaitre. Dans ce feuilleton, c’est le cas de Petit Mbaye qui peine au cœur. Il s’est endetté à cause des élections présidentielles au point qu’il ait fui le pays pour se refaire une nouvelle santé financière. Ses proches disent qu’il a «confondu la foule des stades à la masse électorale». Au stade, les gens viennent pour soutenir leurs lutteurs, pas pour ses beaux yeux. C’est un banquier de formation et s’il avait su, jamais il n’aurait fait l’aventure avec Me Wade.

A côté de ce jardin d’enfant (préscolaire), viennent les moyens, c’est à dire ceux qui sont dans l’élémentaire à cause des scores obtenus. Soit ils ont redoublé de classe, soit ils n’ont pas fait de performances.

Robert Sagna en tête de liste qui a toujours signalé «qu’aucun des candidats ne connaît plus que lui l’Etat». Il n’a sans doute pas tort car Senghor disait à l’époque: «Qu’il est le seul à remplacer Emile Badiane dans le Sud». Il récoltera pour son premier baptême de feu 2,58% en se plaçant avant Bathily, Landing et Talla Sylla.

Ce fut le choc, Wade avait tellement laminé ses adversaires au premier tour, que même Talla Sylla peinait à le féliciter. Personne ne pouvait comprendre par où le président est passé. Et on évoqua le vote des «Djinns» et un fichier non fiable. Les maîtres du terrain que sont Landing et Bathily avaient eu 2,07% et 2,21%. Le follistes fut un acteur principal de l’alternance et il n’a pas pu convaincre les sénégalais en 2007, le pourra t-il en 2012 avec son parti en lambeau? Quant au Jallarbistes, bien nichés au sein de Benno, il croit avoir les chances d’alterner l’alternance.

Reste les gaillards bien dodus, aux premiers rangs desquels, Wade, Idy, Tanor et Niasse. Le Maire de Thiès peut être considéré comme un «enfant» surdoué, il est le seul, dès sa première rentrée des classes, a damé le pion à l’opposition pour s’approprier la 2ème place.

Toutefois, le débat de la caution présidentielle reste en suspens, jusqu’à présent, l’opposition émet des réserves à ce sujet. Pour Serigne Mbaye, chargé des élections du Parti socialiste, il n’est pas opportun de spéculer. Il ne peut s’aventurer à débattre de cela pour la simple et bonne raison que c’est une somme fixée six mois avant les élections. «Il nous reste deux ans encore, on verra bien le moment venu» lâche-t-il visiblement pas impressionné par cette hausse.

Une chose est certaine, si les candidats qui aspirent à diriger ce pays ne font pas se greffer chez Wade ou Benno, trouvez 100 millions à cette période de crise sera la mer à boire.



Source: Rewmi


Awa Diakhate







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