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France
09/03/2009 - 14:05

Sarkozy face à la conjonction des tensions sociales

Paris- A peine sorti d'un conflit d'une durée historique en Guadeloupe, le gouvernement doit gérer les turbulences dans les universités et les hôpitaux, avant la grande mobilisation sociale du 19 mars.



Les syndicats continuent d'exiger des réponses sociales à la crise, avec un nouveau plan de relance axé sur la consommation, une option rejetée jusqu'à présent par Nicolas Sarkozy, qui veut maintenir le cap sur l'investissement.

Tous espèrent une mobilisation aussi forte le 19 mars que lors de la précédente journée de grèves et manifestations du 29 janvier, qui avait rassemblé de un à 2,5 millions de personnes, selon les sources.

"Les plans de suppressions d'emplois continuent, la souffrance au travail continue et les problèmes de pouvoir d'achat sont réels et nous n'avons pas eu les réponses appropriées jusqu'à présent", a récemment déclaré Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT.

Mais pour Henri Guaino, conseiller spécial du président, rien ne justifie aujourd'hui un changement de cap en France face à la crise.

"Pourquoi voulez-vous qu'à chaque manifestation le gouvernement prépare un nouveau plan ?", a-t-il dit sur Radio J, soulignant que la stratégie du gouvernement avait été arrêtée à l'orée de la crise.

"La stratégie, c'est premièrement nous empêcherons les banques de faire faillite (...) deuxièmement, s'il faut soutenir l'activité, nous la soutiendrons et principalement par l'investissement", a-t-il répété.

Le nouveau collectif budgétaire 2009 présenté la semaine dernière en conseil des ministres affiche des déficits record en raison d'une récession dont le gouvernement prévoit qu'elle sera la pire de l'après-guerre.

Aux revendications sur "la vie chère" et l'emploi, s'ajoute désormais une focalisation des critiques sur Nicolas Sarkozy.

Dans Le Monde daté du 8 mars, des politologues et sondeurs croient déceler une opposition croissante au chef de l'Etat et une convergence des mécontentements dans laquelle s'inscrit la victoire des grévistes en Guadeloupe.

Sous le titre "Pourquoi Sarkozy joue avec le feu", l'hebdomadaire l'Express estimait récemment que le chef de l'Etat était contraint d'éteindre de multiples incendies qu'il avait parfois allumés lui-même par ses propos ou un exercice trop solitaire du pouvoir.

"On a dit cela de tous les présidents de la Ve République depuis 1958", a répliqué Henri Guaino.

Accusé d'avoir trop tardé à dénouer la grève générale en Guadeloupe, qui a duré un mois et demi, le gouvernement peine à sortir de la crise aux Antilles, en particulier en Martinique, où les négociations piétinent dans un climat de tension accrue.

En outre, l'île de La Réunion a pris le relais de la contestation contre "la vie chère."

Jeudi, des manifestations ont réuni 15.000 à 30.000 personnes dans les deux plus grandes villes de l'île, Saint-Denis et Saint-Pierre, à l'appel du Collectif des organisations syndicales, politiques et associatives de La Réunion (Cospar).

Comme en Guadeloupe et en Martinique, la principale revendication porte sur une augmentation de 200 euros nets des bas salaires. Un appel à la grève reconductible à partir du 10 mars a été lancé tandis que les négociations sur les prix et les salaires ont été rompues samedi.

En métropole, le gouvernement est également à la peine dans le conflit des universités, qui entame sa sixième semaine.

Le Premier ministre François Fillon et la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse ont tenté de désamorcer la contestation en gelant des suppressions de postes en 2010 et 2011 et en acceptant de réécrire un décret litigieux.

Mais les revendications des syndicats du supérieur, des coordinations engagées dans le mouvement et des étudiants de l'Unef sont plus larges, certains réclamant même le retrait total de la réforme des universités.

Alors que la mobilisation ne faiblit pas, la coordination nationale des universités dénonce les "manœuvres dilatoires" du gouvernement et une nouvelle journée de manifestations est prévue le 11 mars.

Dans le secteur des hôpitaux, la mobilisation contre la loi Bachelot reste pour le moment en demi-teinte.

Des médecins et membres du personnel des hôpitaux publics demandent le retrait du projet de loi de la ministre de la Santé, dont ils estiment qu'il menace l'emploi et la qualité des soins. Jeudi dernier, les rangs des manifestants étaient clairsemés mais la tension reste vive et les personnels hospitaliers comptent bien se faire entendre le 19 mars.


Source: Yahoo News

Awa Diakhate









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