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France
06/02/2009 - 13:40

Sarkozy: les syndicats restent sur leur faim

Paris- Le président n'a pas convaincu les syndicats à l'origine de la mobilisation interprofessionnelle du 29 janvier. Nicolas Sarkozy "n'a pas répondu aux attentes" des manifestants en matière de salaires, d'emplois et de services publics, estimaient-ils vendredi au lendemain de l'intervention radiotélévisée du chef de l'Etat.



L'organisation d'une nouvelle journée d'action sera à l'ordre du jour de la réunion intersyndicale prévue lundi à Paris.

"La seule décision prise est un nouveau cadeau accordé sans contrepartie aux entreprises: la suppression de la taxe professionnelle, annonciatrice d'un alourdissement de la fiscalité locale, au détriment du pouvoir d'achat des salariés, chômeurs et retraités", juge la CGT dans un communiqué, alors que les syndicats réclament un conditionnement des allégements de charges ou des aides publiques aux entreprises à des accords sur les salaires, un contrôle renforcé des plans sociaux, ou encore un moratoire sur les suppressions de postes dans la Fonction publique.

"Aujourd'hui, à court terme, qu'est-ce qu'il y a de concret pour les salariés? Rien!", a déclaré ce vendredi le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly. "Il renvoie tout à des discussions qui vont durer, et pendant ce temps, qu'est-ce qu'il se passe pour les salariés?", a-t-il ajouté.

Alors que Nicolas Sarkozy a donné rendez-vous aux partenaires sociaux le 18 février, Jean-Claude Mailly estime qu'il faut "maintenir la pression". "Lors de la réunion intersyndicale de lundi, on proposera de fixer une nouvelle date de mobilisation après le 18. Après, soit le 18 on considère qu'on a obtenu satisfaction sur plusieurs points et cette mobilisation n'aura plus lieu d'être, soit il n'y a rien et on la maintient", a-t-il précisé.

Pour le secrétaire général de la FSU Gérard Aschieri, "Nicolas Sarkozy a fait le joueur de bonneteau. Il a multiplié les effets d'annonces pour faire croire qu'il voulait faire bouger les lignes. Mais quand on regarde de près, il n'y a aucune réponse par rapport aux attentes", a-t-il expliqué.

"Pas un mot sur le SMIC et les salaires, fin de non-recevoir sur l'emploi public, il exclut les fonctionnaires de toute perspective de hausse de pouvoir d'achat. Quant à l'Enseignement supérieur, il caricature la situation", a-t-il ajouté. En conséquence, la FSU se rendra à l'intersyndicale de lundi "avec une proposition de nouvelle date de mobilisation qui pourra être retirée si les discussions avec le président montrent de réelles avancées".

"Moi, je ne veux pas aujourd'hui laisser semer des illusions sur le simple fait que s'ouvrent ou vont s'ouvrir des discussions (...) comme étant automatiquement des résultats potentiels", a déclaré le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault sur Europe-1. Et de souligner: "Ce qui est clair pour moi c'est qu'il faut poursuivre la mobilisation."

Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a pour sa part expliqué sur RMC/BFM-TV que "vu les propositions, ou le manque de propositions concrètes", il n'y avait "pas de risque" d'une rupture du front syndical. Dans un communiqué, la CFDT a souligné qu'elle restait "mobilisée pour obtenir des avancées pour les salariés", et qu'elle se rendrait "dans cet esprit" à la réunion intersyndicale.

Pour "Solidaires", "le président Sarkozy tente de 'jouer la montre' en annonçant des réunions, des thèmes de discussions qui pourraient traîner en longueur, mais en ne disant rien de concret, et en se gardant bien de chiffrer les pistes proposées, alors qu'il faut des réponses immédiates aux problèmes urgents des salariés: pouvoir d'achat, emploi contre la précarité, services publics". Les syndicats "doivent opposer un front uni au président et au MEDEF".

Quant à la CFTC, elle attend "des actes concrets au-delà des paroles prononcées à la télévision", et "constate" que "pour l'instant (...) le président de la République a surtout renvoyé ces questions devant les partenaires sociaux".


Source: Yahoo News

Awa Diakhate








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