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Asie & Extrême Orient
14/05/2009 - 18:47

Sri Lanka: les civils bravent le feu pour s'échapper

Le personnel médical a quitté le seul hôpital de la poche de résistance des rebelles tamouls ce jeudi pour s'abriter des bombardements, tandis que des milliers de civils bravaient le feu pour fuir cette zone assiégée du nord-est du Sri Lanka et se réfugier du côté des troupes gouvernementales, selon l'armée.



Les médecins et infirmiers se sont serrés dans un bunker situé non loin de l'hôpital, d'où leur parvenaient les cris de centaines de patients immobilisés demandant à boire et à manger, a raconté un responsable médical de la zone, qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat.

Environ 400 blessés dans un état très grave se trouvaient encore dans les locaux jeudi, et une centaine de cadavres attendaient d'être enterrés, a-t-il ajouté, alors que les blessés continuent d'arriver. Après le bombardement de l'établissement mercredi, le deuxième de la semaine, de nombreux civils blessés ont toutefois préféré partir.

D'autres attaques pendant le week-end ont fait un millier de morts dans la zone de conflit. La Croix-Rouge a déclaré jeudi que les combats continuaient dans l'étroite bande de territoire contrôlée par les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), malgré les appels au cessez-le-feu du président américain Barack Obama et des Nations unies. Environ 50.000 civils seraient pris au piège dans la poche de résistance.

L'armée sri-lankaise a affirmé jeudi que 2.400 de ces civils s'étaient risqués à traverser le vaste lagon qui sépare les troupes des insurgés jeudi. Mais quatre ont été tués et 14 autres blessés dans leur fuite désespérée, selon le porte-parole militaire Udaya Nanayakkara. Il a ajouté que 2.000 autres personnes attendaient sur la berge de pouvoir passer elles aussi.

Les Tigres, qui se battent depuis 1983 pour la création d'un Etat indépendant dans le nord et l'est du Sri Lanka pour échapper à la domination du gouvernement à majorité cinghalaise, nient utiliser les civils comme boucliers humains ou tirer sur ceux qui s'enfuient. L'organisation de défense des droits humains Human Rights Watch affirme cependant que les images satellites et les témoignages montrent que les deux camps se servent des civils comme de "chair à canon".

Après avoir perdu presque tous leurs bastions du nord ces derniers mois, les rebelles sont pris au piège sur une bande de terre bordée d'un côté par la mer, de l'autre par le lagon, alors que le gouvernement de Colombo martèle sa détermination à mettre un point final à 25 ans de guerre civile. Les informations concernant les événements dans la zone de combats sont difficiles à obtenir, l'armée empêchant la plupart des journalistes et travailleurs humanitaires de se rendre sur place.

Pour le troisième jour consécutif jeudi, la Croix-Rouge tentait de faire parvenir un ferry d'aide alimentaire dans la zone de conflit jeudi, mais le bateau, qui devait évacuer des blessés, n'a toujours pas pu accoster en raison des tirs, selon Sarasi Wijeratne, porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). "La situation est en train de devenir désespérée à cause des combats intenses et continus", a-t-elle estimé.

Ce qui n'a pas empêché les deux camps de saluer les appels américains et onusiens à la trêve humanitaire. La guerre civile a fait plus de 70.000 morts en 25 ans, et près de 200.000 civils ont fui la zone ces derniers mois pour des camps de déplacés bondés. Le gouvernement exhorte ceux qui se trouvent encore en territoire rebelle à partir, affirmant que c'est leur présence qui retient l'armée d'en finir une fois pour toutes avec la guérilla.


Source: Associated Presse via Yahoo News


Awa Diakhate






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