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France
01/01/2016 - 20:58

Vaillance et espérance pour 2016

A l'occasion des vœux traditionnels, le Président de la République a annoncé la couleur : 2015 a été une année de souffrance et de résistance, 2016 sera celle de la vaillance et et de l'espérance. Entre le 2015 et le 2016 ainsi décrit, je ne vois pas bien la différence. Dans les deux cas, les coups pleuvent, la différence, c'est la réaction des Français : nous passerons de la souffrance à l'espérance. Bref, nous persévérons. Et il faut de la vaillance pour cela. Au moins, c'est clair. On sait à quoi s'attendre.



Vaillance et espérance pour 2016
Ce qui laisse un doute en revanche, c'est le nous de l'avant-dernière partie du discours : « En s'effaçant, l'année 2015 ne nous délivre pas des causes, des drames que nous avons endurés. Elle nous oblige à les regarder en face, à les traiter avec fermeté. Mais ce qui s'est produit nous a changés, transformés même. Et nous devons utiliser cette vitalité, cette énergie qui a surgi de nous-mêmes, ce sursaut qui a été salué dans le monde entier pour mener à bien toutes les réformes pour être plus forts économiquement, plus justes socialement, plus exemplaires démocratiquement. » Le nous de la première phrase peut renvoyer à chacun d'entre nous. Dès la deuxième phrase, le nous est appelé à l'action (traiter avec fermeté), à la réaction (nous a changés, transformés). Dans la phrase suivante, le nous doit mener les réformes nécessaires à notre pays. S'agirait-il d'un procédé discursif ? S'il était destiné à nous faire penser que François Hollande est un peu nous tous, c'est raté. Je comprends plutôt que nous sommes tous un peu des François Hollande. Ceci reste, me semble-t-il, à démontrer.

Pour le reste, le président de la république nous a livré un discours convenu, avec l'état d'urgence comme transition de la première à la deuxième partie (l'état d'urgence est sécuritaire mais aussi économique et social) et l'amour de la patrie comme transition vers une troisième partie qui annonce clairement que la France n'est plus une terre d'accueil puisqu'elle n'ouvrira ses portes qu'aux demandeurs d'asile.

Henri Vario-Nouioua








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