Sommaire
Editoweb Magazine propose des commentaires d'actualité et de la littérature, des textes littéraires - sciences fiction, polar, littérature fantastique, ésotérisme - et des infos en temps réel.

Rss
 
Régions
25/09/2009 - 19:56

Washington, Paris et Londres durcissent le ton envers l'Iran

Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont durci le ton envers l'Iran ce vendredi après les révélations sur l'existence d'un second site d'enrichissement de l'uranium dans le pays, près de la ville sainte de Qom.



En marge du sommet du G20 à Pittsburgh, le président américain, Barack Obama, son homologue français, Nicolas Sarkozy, et le Premier ministre britannique, Gordon Brown, ont dénoncé dans une déclaration commune la construction de cette usine secrète et exigé de la République islamique qu'elle se conforme aux règles internationales sous peine de nouvelles sanctions.

Barack Obama, qui a accusé Téhéran de construire ce second site dans le secret depuis des années, a estimé que les activités iraniennes constituaient "un défi direct" au principe de non-prolifération nucléaire.

"Il est temps pour l'Iran d'agir immédiatement afin de regagner la confiance de la communauté internationale en respectant ses obligations internationales", a-t-il dit.

Le chef de la Maison blanche a exhorté les dirigeants iraniens à faire la preuve de leur bonne volonté à l'occasion de la réunion prévue le 1er octobre, à Genève, avec le groupe des "5+1" réunissant les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu et l'Allemagne.

"Ne laissons pas les dirigeants iraniens gagner du temps pendant que les centrifugeuses tournent", a déclaré pour sa part Nicolas Sarkozy, évoquant la ville sainte de Qom, au sud-ouest de Téhéran, comme localisation de la seconde usine.

"Si d'ici au mois de décembre, il n'y a pas un changement profond de politique de la part des dirigeants iraniens, des sanctions devront être prises. Il en va de la paix et de la stabilité", a-t-il ajouté, accusant l'Iran d'entraîner "la communauté internationale sur une voie dangereuse".

Gordon Brown, lui, a estimé que les "dissimulations" de la République islamique devraient inciter la communauté internationale à se montrer plus ferme encore à son encontre et à fixer des limites.

L'Allemagne et l'Italie ont apporté leur soutien aux trois pays, la chancelière Angela Merkel faisant part de "l'inquiétude" de Berlin face à ce nouveau développement.

Téhéran a dévoilé l'existence de ce second site, dont il n'avait jamais été question jusqu'à présent, dans une lettre au directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), basée à Vienne, l'Egyptien Mohamed ElBaradeï.

On estimait jusqu'alors que la République islamique ne possédait qu'un seul site d'enrichissement de l'uranium, à Natanz, celui-ci étant ouvert à la surveillance quotidienne des inspecteurs de l'AIEA.

Un responsable iranien aux Nations unies a démenti le caractère secret de cette seconde usine. "S'il s'agissait d'un site secret, nous n'aurions pas informé (l'AIEA)", a-t-il dit à Reuters.

Selon des responsables américains, le nouveau site, qui serait opérationnel dans quelques mois, pourrait regrouper jusqu'à 3.000 centrifugeuses, permettant l'enrichissement de l'uranium à des fins civiles ou militaires.

La lettre iranienne, datée du 21 septembre, dit que ce site en construction servira à enrichir de l'uranium aux seuls niveaux requis pour la production d'électricité - inférieurs aux niveaux nécessaires pour des usages militaires.

L'agence onusienne a elle-même demandé à l'Iran d'en autoriser l'accès immédiat à ses inspecteurs pour s'assurer que les mesures garantissant la non-prolifération nucléaire sont respectées.

En son temps, le site de Natanz avait lui aussi été passé sous silence par les autorités iraniennes. Son existence avait été dévoilée par un groupe d'opposants en exil, le Conseil national de la résistance, durant l'été 2002.

Ces dissimulations iraniennes avaient fortement contribué à alimenter les suspicions occidentales sur un programme militaire nucléaire secret de l'Iran, que Téhéran nie catégoriquement.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a déjà imposé des sanctions à l'Iran pour la contraindre à stopper ses activités d'enrichissement de l'uranium.


Source: Reuters via Yahoo News


Awa Diakhate






Awa Diakhate

Flashback :
< >

Mardi 23 Août 2016 - 19:45 Portail automatique Istres Provence

Mercredi 23 Novembre 2011 - 21:22 Les Français en temps de crise






Partageons sur FacebooK