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23/01/2007 - 12:25

Wikipedia en mode “No Follow”, c’est la fin des haricots

immy Wales, patron de Wikipedia, vient très discrètement d’annoncer que les liens externes figurant dans l’encyclopédie collaborative seront désormais bridés par une balise “No Follow” interdisant aux moteurs de recherche de “suivre” ces liens et d’améliorer ainsi le référencement des sites de destination. C’est la fin d’un petit business discret pour les professionnels du référencement et quelques spammeurs malins.



Wikipedia en mode “No Follow”, c’est la fin des haricots
Lire aussi les inquiétudes un peu exagérées de Nicolas Carr sur le sujet…

Beaucoup avait en effet remarqué l’importance de ce type de lien à mesure que Wikipedia gagnait en légitimité et pertinence. Placer un lien sur Wikipedia était devenu un sport très prisé. Difficile de contrôler cette pratique, la pertinence des choix des sites de destination étant souvent affaire de jugement personnel. Fin de la récrée plutôt que d’encourager le “link building” Jimmy Wales a décider de neutraliser cette pratique sans l’interdire. Limitant l’intérêt mercantile de la pratique il espère ainsi limiter le spam et privilégier le sens et la qualité. Bien vu mais c’est aussi un coup de canif dans un système de valeur.

Il y a des petits signes qui montrent ça et là que l’on entre progressivement dans une phase de déconstruction de ce qui a lancé la deuxième vague de neteconomie triomphante. J’avais consacré un des premiers billets de mon blog sur ZDNet.fr, il y a tout juste deux ans, aux trackbacks (à l’époque nous étions un des premiers site de presse français à les intégrer dans nos articles quotidiens). Une technologie mise en place par la plate-forme Typepad, permettant aux blogs d’interagir entre eux et ouvrant la voie à une nouvelle économie de la diffusion des contenus. Une technologie vite neutralisée pour cause de spam. Neutralisée exactement de la même manière que pour Wikipedia.

Personnellement je salue la démarche qui consiste à limiter la porté de ces fonctionnalités sans pour autant les interdire mais il faut bien constater que dans le même temps on égratigne ce qui est à la base de l’écosystème des medias sur internet. En limitant ce qui a permis l’éclosion de nouveaux réseaux de distribution et le rééquilibrage du référencement entre petits et grands médias ont rabat impitoyablement le marché vers le règles de distribution traditionnelles, celles où l’on achète sa promotion par la publicité ou l’on pratique l’échange de notoriété entre sites à forte audience. Celles qui se mesurent en moyens financiers.

Je crains que l’on n’ait pas fini d’assiter à cette déconstruction du jardin d’Eden. Entre la chasse, légitime, contre le spam et l’optimisation des revenus des outils de recherche s’instaure peu à peu des barrières d’entrée de plus en plus puissantes pour accéder à la notoriété. La longue traîne a bon dos si l’on assiste a une concentration accrue de l’audience sur les sites les plus puissants ou si le prétexte de la pertinence conduit à réduire le choix des services. Voir sur ce point cette découverte très intrigante du Journal du Net sur des tests réalisés par Google en matière de positionnement des liens.

Lire l'article
sur le Blogde Znet vous pouvez sur le même sujet trouvez des infos dans les Blogs suivants: SEOMOZ et aussi sur roughtype
Comme quoi il est inutile d'effacer les liens des copains sur Wikipedia. Ceci étant, j'ai des raisons de penser que Googlebot ne suit pas les instructions de "no fellow". Aprés tout pourquoi obeirait il à une instruction de non indexation qui contriburait à apauvrir sa mission voire à la vider de sa substance.

Henri VARIO-NOUIOUA







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