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01/05/2019 - 22:43

1er mai 2019: des vainqueurs, des vaincus et pas de caase

Eh bien non, ceux qui ne sont pas allés défiler ce mercredi 1er mai et sont restés devant le petit écran n’ont pas eu ce qu’ils auraient voulu. Ils ont été déçus.



Noah avec Russel Crowe
Noah avec Russel Crowe
Je demande ici aux manifestants, casseurs y compris, ainsi qu’aux policiers et gendarmes de ne pas s’offenser de ce que je vais écrire: ils ne sont pas visés. Et même je déplore qu’une de leurs nombreuses fonctions soit celle que je vais évoquer. 

Que les téléspectateurs ne se fâchent pas : ils ne sont pas visés non plus. Ils attendent de la télévision qu’elle leu offre un spectacle. La TV n’est pas exactement là pour offrir des spectacles, elle est là pour divertir et distraire. Se distraire: s’occuper pour chasser de son esprit une idée qui dérange. Aujourd’hui, les téléspectateurs, en suivant les éditions spéciales défilé du 1° mai, ont trouvé leur distraction dans ce dont ils cherchent quotidiennement à se distraire: le rapport de force qui détermine obligatoirement des vainqueurs et des vaincus. Personne n’ira contredire le fait qu’une partie des téléspectateurs ont regardé la TV dans le but de voir en direct la casse que les dirigeants avaient presque promise pour cette journée. Devant le petit écran, ils s'attendaient à un méga-combat de gladiateurs, un affrontement général avec les Black Blocs et Ultra Jaunes d'un côté et les forces de l'ordre de l'autre. Et une chance, toute petite, que l'Empereur soit défait: le vainqueur serait vaincu. 

Ils ont été déçus. A défaut, il a bien fallu opposer les uns aux autres. Ainsi, les Black Blocs mis de côté parce qu’ils n’ont rien détruit, les commentateurs ont observé que les Gilets Jaunes ont envahi le défilé des syndicalistes en ce jour de fête du travail. 
Et c’est qui qui a provoqué le départ précipité du patron de la CGT, Philippe Martinez? Les grenades lacrymogènes lancées par les forces de l’ordre. L’ensemble des représentants syndicaux reprochent au Gouvernement un usage exagéré de la force. A ce sujet, Philippe Martinez a estimé que « On a créé un climat pour que ça se passe mal ». 
Les rues de Paris et des principales villes de France ont été transformées en théâtre romain, plus exactement en amphithéâtre où se déroulaient les combats avec mise à mort. Sauf que, depuis le 17 novembre 2018, il n’y a pas encore eu de (mise à) mort en direct… 

Beaucoup se demandent comment le Gouvernement et le Président de la République vont gérer ce mouvement des Gilets Jaunes. J’imagine qu’ils ne souhaitent pas véritablement la fin du mouvement. Comme il a déjà été dit : pour un despote, il est bon que le peuple s’amuse plutôt qu’il ne pense. De la sorte, il ne reste qu'un seul vainqueur.


Sylvie Delhaye S. D.








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