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Tribune Libre
11/07/2019 - 22:59

Pourquoi TRUMP ne veut pas de l'accord du siècle

Tout accord unilatéral indispose le président Trump. Voici pourquoi. En novembre prochain, la course à la présidence américaine 2020 commencera. Bien qu'il soit douteux que le président Trump soit confronté à un défi au sein de son parti républicain, la popularité du candidat potentiel du parti démocrate Joe Biden augmente, en particulier parmi les indépendants.



Le New York Times a récemment rapporté que "l'accord du siècle change de direction" et que Jared Kushner, le conseiller principal du président américain "changera le contenu du plan pour aider Netanyahou".
Il y a quelques jours, le Jerusalem Post citait l'ancien ambassadeur des États-Unis à Tel Aviv, Dan Shapiro : "Nous ne verrons pas le plan de paix, pas avant le 17 septembre, ni même avant novembre, quand un nouveau gouvernement[israélien] sera formé. Trump devra alors réfléchir à la façon dont le plan affectera son avenir politique, surtout s'il demande à Israël de parvenir à des compromis majeurs, ce qui lui fera perdre son soutien à sa base électorale."

L'"accord du siècle" aura un impact considérable sur l'avenir du conflit israélo-palestinien. Il suffit de suivre les fuites qui émergent sous forme d'informations pour savoir à quel point elles sont dangereuses. Les éléments qui ont fait l'objet de fuites sont les suivants :

1. Une grande partie de la Cisjordanie palestinienne sera accordée à Israël, tandis que les États du Golfe seront invités à financer le nouveau mini-État palestinien autonome. L'établissement d'un " nouvel État palestinien " se fera sur les terres de la bande de Gaza et de la Cisjordanie, à l'exception des terres occupées où des colonies juives " existent ". Le plan proposé peut paraître bon à première vue, mais le nombre de colonies de peuplement et leur intensité en Cisjordanie en font une illusion.

2. Jérusalem en tant que capitale des deux Etats (verbalement), avec Israël sous le contrôle de sa municipalité et responsable de l'ensemble des terres de la ville, ainsi que de recevoir des impôts des Palestiniens dans la ville. Ainsi, Jérusalem sera la capitale actuelle d'Israël, tout en étant la capitale " théorique " du nouvel Etat palestinien. Le partenariat entre la Jordanie, les Palestiniens et Israël sera renforcé dans l'administration de la mosquée Al Aqsa, assurant l'arrivée des fidèles.

3. Autogestion de la bande de Gaza, de certaines parties de la Cisjordanie et des quartiers de Jérusalem-Est, sans la mosquée Al Aqsa. La possibilité de créer un État englobant Gaza, les zones (A) et (B) et certaines parties de la zone (C) en Cisjordanie, tandis que la question du statut de Jérusalem sera reportée.

4. Un certain nombre de réfugiés palestiniens, entre 30 000 et 60 000 (à l'exclusion de leurs enfants et petits-enfants de Palestiniens déplacés en 1948), seront réinstallés, s'ils le souhaitent, dans certaines parties des zones autonomes de Cisjordanie ou de Gaza. Réinstallation d'autres millions de réfugiés à l'intérieur et à l'extérieur de la région arabe.

 


Norbert Tristan












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